‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 25 sur 180 · lbid., p · texte numérisé non relu

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Mu- DE BOURBON DANS SA FAMILLE. 76

et spirituelle. Déjà aussi il avait laissé pénétrer dans son âme un sentiment particulier pour une autre personne , qu'il finit par adorer. 11 ne se rendit qu'après une longue résistance, et en protestant officiellement et par-devant notaire l qu'il cédait à la force et à la déférence qu'il devait à la volonté de son père. Il en tomba malade et fut même en danger, quand tout à coup le bruit se répandit que la campagne allait s'ouvrir et 'que l'armée du maréchal de La Meilleraye marchait en Flandre pour s'emparer de la place forte d'Aire. Il apprend cette nouvelle convalescent et dans une si grande faiblesse qu'à peine pouvait-il quitter le lit. « II part en cet estât, dit Lenet a, sans que les prières de sa famille , les larmes de sa maîtresse , ny le commandement du roy mesme le pussent déterminer à rester. Il apprit dans sa marche, estant à Abbeville , que le cardinal infant approchoit de la place assiégée pour en attaquer les lignes ; il quitte son carrosse , monte à cheval à l'heure mesme avec le duc de Nemours, son ami intime, et qui estoit un prince beau , plein d'esprit et de courage , que la mort lui ravict bientost après 3. Il passe la nuit par

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