‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 64 sur 180 · impartie · texte numérisé non relu

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est de Condé , ou que du moins Condé y a mis la main , surtout parce qu'elle peint au naturel la vie qu'on menait alors à Liancourt, à Chantilly et dans toutes les grandes demeures de cette aristocratie du xvjr siècle f si mal appréciée , qui , pendant la paix, honorait et cultivait les arts de l'esprit, qui donna aux lettres La Rochefoucauld, Retz, Saint-Évremond, Saint-Simon, sans parler de Mme de Sévigné et de Mm< de Lafayette, et qui, la guerre venue, s'élançait sur les champs de bataille et prodiguait son sang pour le service de la France. Voici les vers du futur vainqueur de Rocroy,

I^TTIE ' pOUR M*r LE DUC D'ENFUIES, ÉCWTE PS LIAHÇQPBY A MM. DE ROUSSILLON ET DE LA MOUSSÀYE, A LYON.

Depuis votre départ nous goûtons eent délices

Dans nos doux exercices ; Même pour exprimer nos passe^temps divers,

Nous composons des vers.

Dans un lieu, le plus beau qui soit en tout le monde,

Où tout plaisir abonde, Où la nature et l'art, étalant leurs beautés,

Font nos félicités;

Une troupe sans pair de jeunes demoiselles ,

Vertueuses et belles, A pour son entretien eent jeunes damoiseaux

Sages, adroits et beaux,

Chacun fait £ Tenvy briller sa gentillesse,

Sa grâce et son adresse, Et force son esprit pour plaire 4 la beauté

Dont il est arrêté.

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