‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 76 sur 180 · Mémoires de Lenet, ire partie, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Lenet, ire partie, p

cela Mn,e de Motteville et Mademoiselle sont entièrement d'accord avec Lenet.

Mlle Du Vigean avait aussi été recherchée par un autre gentilhomme aimable et brave, le marquis Jacques Stuart de Saint-Mégrin, frère de la belle Saint-Mégrin dont le duc d'Orléans fut si amoureux. Saint-Mégrin aimaitdepuis longtempsM,,• Du Vigean1 ; mais il n'osait aller sur les brisées de Condé. Plus tard il eut une extrême joie quand il sut qu'il pouvait être écouté , et il fit parler aussitôt aux parents de Mlle Du Vigean. Le mariage n'eut pas lieu : une paasion telle que celle que nous venons de raconter devait avoir un autre dénoûment.

On sait qu'après la campagne d'Allemagne de 1645 et la victoire si disputée de Nortlingen , Condé fit encore une grande maladie. C'est alors que désespérant de faire dissoudre son mariage et de vaincre les scrupules vertueux de Mlle Du Vigean , il prit la résolution et pour elle et pour lui de tourner ailleurs ses pensées. M1,e Du Vigean ne se plaignit point ; elle ferma l'oreille à toutes les propositions, résista aux conseils et même aux ordres de sa famille, et dans tout l'éclat de la beauté et dé la jeunesse elle se jeta aux Carmélites de la rue Saint-Jacques a. Condé ne

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