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Partie d'Ëcbecs

sans être pris par quelque pièce de l'adversaire, et s'il ne peut se couvrir d'aucune pièce pour conjurer l'attaque, alors il se trouve réelleraent pris ; la partie est gagnée par ce coup, et le vainqueur annonce sa victoire en disant : Échec el mat, ou simplement : Mat-

Outre ces règles principales, qui sont le fondement du jeu d'Echecs, il y a quelques règles particulières qu'il est utile de connaître.

Quand on a touché une pièce, on est obligé de la jouer,

à moins qu'on n'ait dit préalablemenl : J'adoube. Il faut

m&ne avoir dit ce mot pour replacer une pièce qui se

, serait dérangée sur l'échiquier. Dès qu'on a abandonné

la pièce qu'on veut jouer , on ne peut plus la reprendre pour la jouer ailleurs ; mais, tant qu'elle n*est pas aban-* donnée, on est maître de la placer où Ton veut.

Lorsque vous avez touché une des pièces de votre ad* versaire sans dire : J'adoube ^ il peut vous obliger à la prendre, si c'est à vous de jouer. Dans le cas où la pièce ne pourrait pas être prise, celui qui l'aura touchée jouera son roi, si cela peut se faire. Mais si le roi ne peut être joué, la faute sera sans conséquence. Si, par erreur, vous avez joué une des pièces de votre adversaire, au lieu de jouer l'une des vôtres, vous pouvez être forcé, au gré de votre adversaire, soit de prendre la pièce si elle peut être prise, soit de la remettre à sa place et de jouer votre roi, soit enfin de la laisser dans la case où vous l'avez jouée par inadvertance. En ceci, comme en tout autre cas, si le roi ne peut pas jouer sans se mettre en échec, cette partie de la peine ne sera pas applicable. Dans le cas où, par suite d'une faute, un joueur est tenu de jouer son roi , il n'a pas la faculté de rocquer. Lorsque vous avez pris à votre adversaire une de ses pièces avec une pièce qui n'était pas en position de la prendre, vous êtes tenu de la prendre avec une autre pièce ou de jouer la pièce touchée, au choix de votre adversaire. EnGn, si vous faites une fausse marche, l'adversaire peut , à son gré, faire laisser la pièce à la case où vous l'avez mise, ou la laisser jouer régulièrement, ou la faire remettre en place en vous obligeant à jouer le roi.

Le jeu d'Échecs , regardé comme le plus noble et le plus ingénieux de tous les jeux sédentaires , est universellement répandu; on le joue dans toutes les parties ' du monde. Il s'est même formé , dans les principales capitales de l'Europe,. des sociétés d'amateurs qui s'envoient réciproquement des défis. Avant l'invention des télégraphes électriques, on profitait des relations journa-' *

Mères pour s'annoncer mutuellement la marche de tel pion, de telle pièce, l'échec donné au roi, la. capture d*un cavalier, d'une tour. Une partie ainsi jouée peut durer des semaines , des mois et même ydes années entières. Afin de faciliter la correspondance, les cases de l'échiquier sont numérotées, non pas de 1 k 64, mais par les petites lettres a, 6, c, d, e, /*, g, h pour les bandes transversales, et par les chiffres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 pour les bandes verticales. Les grandes lettres R, D,T, C, T, P, désignent les pièces (roi, dame, fou, cavalier , tour et pions), et on les figure en lettres creuses pour la couleur blanche. Des signes de convention servent à désigner Tes divers incidents de la partie : ce sont, par exemple, une croix (+) pour l'échec au roi, deux points (:) pour la prise de la pièce opposée, etc. Aujourd'hui, grâce au télégraphe électrique, deux joueurs qui, sans se connaître, désirent lutter d'habileté et de savoir, et qui résident l'un à Paris, l'autre à Vienne, eh Autriche, peuvent engager une partie et la jouer presque aussi vite que s*ils étaient assis ii la même table en face l'un de l'autre.

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