‹ Jeux des adolescentsChapitre 25 sur 48 · M. Laisné, Gymnastique pratique · texte numérisé non relu

M. Laisné, Gymnastique pratique

brae, el plus encore les poignets, Ee portent légËremeni et alternaiiTemeal en avant , de manière qoe le bras gauche accomplisse son mouvement avec le pied droit, et le bras droit avec le pied gcuche. Le talon ne doit pas ou doit & peine toucher le sol, afin de donner au pas la légèreté et l'élasticité nécessaires ; le corps, incliné en avant, progresse sans faire aucun mouvement ; la léle est droite. Enfin les rapports les plus parfaits doivent exister dans les mouvements des extrémités supérieures et inférieures.

Les courses, et surtout les courses dites de vélocité , dans lesquelles il s'agit de parcourir avec la vitesse H plus accélérée une distance déterminée , sont des exer- . cices qui exigent qu'on y L procède d'une manière très- . progressive et très- sage, ' Unt pour la durée que pour la vitesse. Elles demandent aussi certaines précautions qui ne doivent jamais être négligées. <■ Je recommande expressément, dit un habile professeur de gymnastique', de ne jamais entreprendre de ces longues courses, si l'on ne doit pas, immédiatement après, rentrer dans une chambre ou un appartement bien fermé, à l'abri des courants d'air. Il faut pouvoir changer de chemise et remplacer, au besoin, t»us les vêtements, afin d'éviter une foule de petites indispositions qui se produisent généralement quand on garde du linge mouillé sur soi. Les élèves qui se livreront à ces courses devront être

habillés légèrement. Ils auront une chaussure qui n*ait rien de gênant. Ils devront, en* outre, être munis d*une ceinture qui soutiendra les reins et le bas-ventre. Ils auront soin de ne pas trop se serrer, afin d'être complète* ment libres de tous leurs mouvements. Enfin, les longues courses ne devront avoir lieu que trois ou quatre heures au moins après le repas et par une bonne température. » Nous avons déjà vu de quelle manière s'exécutent les sau!s sans élan : mais on peut sauter aussi en courant, et voici comment se fait cet exercice. L'élève prend la position préparatoire à la course, telle qu'elle a été indiquée, part vivement au pas de course, et arrive au point qu'il doit franchir : alors il quitte le sol en le pressant vigoureusement avec le pied qui, au point de départ, se trouve en avant ; il jette en même temps les poignets à la hauteur des épaules et dans la direction du trajet à parcourir, franchit l'espace, arrive sur le sol en fléchissant les niembres inférieurs, et se redresse. Ces principes, posés pour le saut en largeur, s'appliquent également au saut en hauteur, avec cette différence que, dans le second cas, l'impulsion des poignets doit être donnée dans le sens que le corps doit parcourir pour franchir l'obstacle. '

Il y a deux règles essentielles k observer dans le saut avec élan. Lorsqu'on s'élance, il faut employer toute sa vigueur pour faire un bond aussi grand que possible ; lorsqu'on s'est élancé, il faut employer toute sa vigueur pour tomber aussi doucement que possible. Si l'on se laisse retomber sur Içs talons, tout le corps reçoit une secousse souvent très-pénible; le cerveau va choquer contre les os qui l'environnent, et il peut en résulter des maux de tête prolongés. Si Ton se laisse retomber. sur le bout du pied et que la chaussure soit un peu courte ou trop flexible, on peut se fouler les orteils d'une façon

fort douloureuse. Il faut donc s'arranger de manière 11 retomber sur la plante des pieds voisine des orteils, et ai^ laisser toucher le talon qu'après. Quand on saute en lar«^ geur seulement, on tombe quelquefois en avant, surtoitf si le terrain est inégal. C'est qu'alors on n'a pas sauté assez haut. Il faut toujours s'élancer de manière qu'au moment où on retombe, le pied puisse poser carrément sur. le sol. Si l'on ne saute pas assez haut, on se trouve dans le. cas de ces pierres qu'on s'amuse quelquefois à lancer en effleurant l'eau, et qui s'en vont faisant des ricochets. Mais lès ricochets n'ont rien d'agréable pour celui qui saute, et on risque fort de se relever avec une bosse au front ou des écorchures aux mains.

EXERCICES FAITS A L'aIDE D'INSTRUMENTS PORTATIFS.

Parmi les exercices gymnastiques qu'on peut exécuter au moyen d'instruments portatifs, nous choisirons ceux qui nous paraissent les plus propres à donner au corps de la souplesse et de la vigueur : tels sont les sauts à la perche, le maniement des haltères et des mils, le jet de la barre de fer.

Saufs à la perehe. La perche dont on se sert pour sauter doit être en bois de frêne bien sain ; elle sera arrondie , et sa longueur sera proportionnée à la taille de l'élève et k l'espace qu'il doit franchir.

Il convient de s'exercer d'abord à sauter sans élan. A cet effet on fixe le bout inférieur de la perche devant soi, sur le sol , k une distance qui sera graduellement augmentée comme les efforts qu'on a k faire. Puis on saisit la perche avec les deux mains placées l'une auprès de l'autre, un peu au-dessus de la tête ; on s'enlève bien également sur les deux pieds, en tirant sur les bras de manière qu'ils soient raccourcis quand le corps arrive de

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kre c6të de la perche ; on se pousse le plus loin posen avant en appuyant sur la perche, qu'on lâche itôt, et on tombe à terre d'après les principes déjà I indiqués.

Pour sauter en largeur, avec élan , on se place k une certaine dislance de l'espace qui doit être franchi , et, après avoir saisi la perche de la main droite auwlessus de la tête, le pouee en l'air, et de la main gauche à peu près & hauteur de la cuisse, le pouce eu bas, on s'élance en courant et en tenant en avant l'extrémité inférieure de la perche. Arrivé à la limite du I fossé ou de l'espace

quelconque qu'on doit franchir, on pique la perche en avant ; puis , par un mouvement de flexion et d'extension subit et violent Le s»u[ à la perche. deseitrémités infé-

! rieures, on doit élever le corps en faisant effort avec les I mains sur la perche, tourner par la droite vers la gauche, I franchir l'espace, le corps étant k peu près dans une posi- I tien horizontale, et arriver à terre en fléchissant sur les I articulations des extrémités inférieures. Plus la distance I k franchir est grande, plus il faut prendre de longueur I de perche, en sorte que le rajon de la perche soit en raison de la largeur qu'il y a à franchir. On doit faire cet exercice en sautant d'abord une petite distance, qui sera augmentée graduellement.

Le* Haltères. Les Haltères ont été employés dès les

premiers temps de la gymnastique chez les peuples àm l'antiquilé. Deux masses de fer, ordinairement spfaéri-' ques, réunies par une partie étranglée que la main em-^ brasse facilement, constituent les haltères, au moyen desquels on peut exécuter uue foule d'exercices trèsvariés.

Le plus simple de ces exercices consiste k élever alternalîTemenl les haltères en arant jusqu'à hauteur des épanles. A cet effet, on tient d'abord les haltères dans les mains près des cuisses, en restant un moment dans cette position. Ensuite on lève l'hallère devant soi saus secousse , en pliant le bras droit, jusqu'à ce qu'il soit arrivé k hauteur de l'épaule droite , et on le ramène aussilSl sans secousse k la première position. Ou fait le même exercice , d'après les mêmes principes, avec le bras gauche.

Pour élever simultanément les haltères en avant jusqu'à hauteur des épaules, on tient ces instru-

Les Biillères, ., , - ,- . ,

ments comme il a été dit ci-dessus , c'est-à-dire dans les mains , près des cuisses. On les lève alors en avant en faisant effort des deux bras à la fois , jusqu'à ce que les haltères soient à hauteur des épaules; puis on les laisse aussitôt redescendre sans secousse à leur première position.

Voici encore quelques exercices qui ont uue analogie marquée avec ceux qui viennent d'être décrits. Ëlever alternativement et simultanément les haltères vers la droite et vers la gauche jusqu'à la hauteur des épaules; élever alternativement et simultanément'les haltères i la hauteur des épaules, et tendre les bras devant soi en

dirigeant en haut ; enfin » tenir les haltères à bras

dus le plus horizontalement possible.

Les Mils. Les exercices des Mils sont d'une date plus récente que les haltères , du moins en Europe , où ils ont été importes par un colonel anglais , qui les avait TU pratiquer dans les gymnases militaires de Perse, c Ces exercices s'exécutent des deux mains alternativement, et parfois simultanément, avec deux instruments qui ont toute la forme d'une massue conique , et qu'en persan on appelle mil. Us développent surtout la force musculaire des bras et des épaules, font saillir la poitrine en avant et fortifient tout particulièrement la main et le poignet. Ils ont, de plus, l'avantage inappréciable, lorsqu'on les pratique longtemps , de rendre ambidextre , c'est-à-dire de rendre la main gauche aussi vigoureuse, aussi habile , aussi apte à tous les mouvements que la main droite. Du reste, ils conviennent à toutes les professions , aux hommes comme aux femmes , aux jeunes garçons comme aux jeunes filles. Rien n'est plus gracieux lorsqu'ils sont bien exécutés; ils font contracter un maintien régulier , une station que ne donnent souvent pas d'autres exercices spécialement destinés à procurer, diton, de la grâce et de la tournure'. »

Avant de se livrer à l'exercice des mils , il est bon d'exécuter quelques mouvements sans instruments , afin que les muscles ne soient pas trop péniblement affectés des secousses qu'ils auront à recevoir. On devra en outre se débarrasser d'une partie de ses vêtements , ôtor sa cravate , ses bretelles , son gilet , et mettre une ceinture pour être complètement libre de ses mouvements.

Les exercices les plus simples consistent à porter le mil à l'épaule , tantôt avec le bras droit , tantôt avec le

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