‹ Jeux des adolescentsChapitre 35 sur 48 · LA LANTERNE MAGIQUE · texte numérisé non relu

LA LANTERNE MAGIQUE

« Lanterne magique ! » Ces deux mots ont retenti bien souvent à vos oreilles pendant les longues soirées d'hiver, lorsque ces bons Auvergnats descendent de. leurs montagnes, parcourent les rues de la ville en

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jouant leurs plus beaux airs sur l'orgue de Barbarie, et lèvent souvent les yeux vers les croisées, dans l'espoir qu'on les appellera pour charmer une nombreuse société par l'exhibition de la lanterne magique. Alors les enfants prient bien fort les grands-parents de leur accorder ce plaisir; les grands-parents cèdent à ces prières, et on fait monter le musicien ambulant, qui, après avoir disposé sa machine, montre ce qu'ont montré son père et son aïeul, ce que montreront après lui son fils et son petit-fils, c'est-à-dire monsieur le Soleil et noadame la Lune, Adam et Eve, les animaux, spectacle toujours le même, spectacle toujours nouveau.

Vous connaissez aussi ce singe mis en scène dans une fable de Florian, le singe Jacquau, qui voulut montrer gratis la lanterne magique à tous les animaux qu'il put rassembler des quatre coins de la ville , pendant que son maître était allé se rafraîchir au cabaret voisin. En véritable singe, il avait su reproduire le style , les expressions, le débit ronflant de son patron , qu'il voyait tous les jours à l'œuvre. Enfin, dit le fabuliste.

Pendant lous ces discours , le Cicéron moderne Parlait éloquemment et ne se lassait point ;

11 n'avait oublié qu'un point :

C'était d'éclairer sa lanterne.

Parmi nos jeunes lecteurs il y en a bien peu qui n'aient assisté au moins une fois à une séance de lanterne magique. Mais il y en a peut-être aussi bien peu qui connaissent la construction et le mécanisme de cet ingénieux appareil, sur lequel nous nous bornerons à donner quelques détails très-simples. Il a été inventé par le P. Kircher, jésuite, et date du xvir siècle, ce beau .siècle qui a produit tant de grands hommes et tant de merveilles, sans compter la lanterne magique. Il con-

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siste en une boite dont la grandeur peut varier, mais dont la forme est toujours à peu près la môme. Cette boite, dont l'intérieur est peint en noir, est ordinairement en fer-blanc; elle pourrait sans inconvénient être en bois ou même en carton très-fort. Chacun de ses quatre côtés , dans les proportions les plus habituellement adoptées , a 22 centimètres environ. Au fond de la boîte il y a un miroir concave , c'est-à-dire creux, destiné à réfléchir la lumière d'une lampe placée à son foyer. Dans le haut est une espèce de cheminée courbe. Plusieurs trous sont percés dans le bas pour donner de l'air à la lampe, qui sans cela ne brûlerait pas. Les rayons lumineux de la lampe sont réfléchis par le miroir sur une lentille convexe, qui concentre ces rayons sur un objet : cet objet, comme nous le dirons tout à l'heure, est un dessin tracé sur une lame de verre, qu'on fait entrer dans une coulisse pratiquée à cet efiet. Au delà de cette lame de verre est une autre lentille recevant les rayons qui viennent de traverser l'image de l'objet : ces rayons passent ensuite par une ouverture circulaire, et tombent sur une troisième lentille fixée à l'extrémité d'un tube mobile, ce qui permet de l'éloigner ou de la rapprocher de la précédente à volonté. C'est cette troisième lentille qui va former sur son écran convenablement disposé l'image agrandie de l'objet éclairé.

C'est donc entre la première et la seconde lentille qu'on fait passer et repasser lentement les plaques de verre sur lesquelles sont peints aussi correctement que possible , et dans de très-petites dimensions, les objets dont on veut donner la représentation. Il serait trop long devons expliquer les procédés employés pour préparer ces verres et les couvrir de dessins, et encore, avec toutes ces explications, vous ne réussiriez peut-être pas. On trouve ces

verres tout préparés chez les opticiens ; c*est à vous de les choisir variés et de bon goût.

Au lieu d'un écran dont nous avons parlé dans la description de l'appareil, on dispose et on tend sur le mur, en face de la lanterne magique , une grande toile blanche : c'est sur cette toile que vont se représenter et se peindre toutes les images tracées sur les plaques de verre. Plus la toile sera éloignée, plus les images seront grandes, parce que les rayons lumineux qui s'échappent de la dernière lentille vont toujours en s'écartant et augmentent ainsi les proportions des figures. Mais aussi, plus cette distance est grande, plus les objets sont confus et moins éclairés. Il faut donc bien calculer la distance et disposer le tube de manière que les images se projettent sur la toile aussi neltes que possible, tout en étant suffisamment grandes. L'acteur qui s'est chargé de manier les verres doit avoir Tattention de les placer renversés dans la coulisse de la lanterne, c'est-k-dire les têtes des figures tournées en bas; et, tout en les faisant marcher en avant et ep arrière, il expliquera le sujet des scènes qui s'offrent aux regards des spectateurs, et donnera à ses récits un peu d'entrain et d'animation. N'oublions pas surtout une chose fort importante. Il faut que la chambre qui sert de salle de spectacle soit parfaitement obscure ; il ne doit y avoir d'autre lumière que celle qui se trouve renfermée dans la lanterne. Sans cela, nous produirions un effet tout à fait semblable, mais pour un motif différent, à celui que produisait la lanterne de maître Jacquau, et qui provoquait le dialogue suivant entre les spectateurs assemblés :

c Ma foi, disait un chat, de toutes ces merveilles Dont il étourdit nos oreilles, Le fait est. que je ne vois rien.

— Ni moi non plus, disait un chien.

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Moi , disait un dindon , je vois bien quelque chose ; Mais je ne sais pour quelle cause Je ne distingue pas très- bien. »

LA FANTASMA60RIB.

La Fantasmagorie, ou, pour expliquer ce mot, Fart de faire apparaître des spectres, des fantômes, est un spectacle du même genre que la lanterne magique. Nous avons vu que, dans Texhibition de la lanterne magique, les spectateurs sont places, comme la lanterne elle-même, du même côté, c'est-à-dire devant la toile qui reçoit les images. Dans la fantasmagorie, au contraire, pour augmenter l'illusion , la toile est tendue entre les spectateurs et l'instrument. Ici, en effet, tout le mécanisme de l'opération disparaît aux yeux du spectateur; l'obscurité la plus profonde règne dans la salle. Tout à coup une figure (ce sera la tête d'un lion, un diable, un serpent) apparaît d'abord bien loin, et vient se peindre aux yeux des assistsnts comme un point lumineux sur la toile. Bientôt cette figure s'accroît, grandit, semble s'approcher peu à peu, et puis se précipiter vers les spectateurs. L'illusion est si complète, que ceux même qui connaissent par quels procédés se produit ce phénomène ne peuvent s'en défondre. Aussi faut-il bien se garder d'effrayer les jeunes enfants par des impressions subites et trop vives, et, lorsqu'ils assistent au spectacle de la fantasmagorie, il est prudent de se tenir auprès d'eux pour leur expliquer comment se produit cette illusion , de manière que la sensation de surprise qu'ils éprouvent ne soit pas portée jusqu'à la frayeur.

Voyons donc ce qui se passe derrière la toile. Une lanterne magique ordinaire est disposée de manière à pouvoir s'éloigner ou se rapprocher de la toile sur laquelle

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vient se peindre Vimage qui s'offre aux yeux des spectateurs. Vun des verres lenticulaires de cette lanterne a un mouvement indépendant d'elle ; il s'éloigne quand elle se rapproche de la toile , il se rapproche quand elle s'en éloigne, de manière que l'image reste constamment visible et distincte. L'opérateur commence donc par disposer son appareil à une très-petite distance de la toile, en éloignant le plus possible le verre dont il a été question tout à l'heure. L'image de la figure, du fantôme, paraît alors comme un point; l'opérateur éloigne ensuite progressivement la lanterne, en rapprochant la lentille; alors la figure grandit, et les spectateurs croient qu'elle s'avance , et qu'elle s'avance au point de venir se jeter sur eux. C'est pour produire ces variations de grandeur des images que la lanterne magique est montée sur des roulettes garnies de drap, au moyen desquelles l'instrument peut rouler, c'est-à-dire avancer ou reculer, sans faire de bruit. C'est aussi en combinant les distances de l'instrument à la toile et de la lentille k l'objet sur lequel sont peintes les images, qu'on parvient à rendre ces images, projetées sur la toile, plus petites ou plus grandes, et toujours parfaitement nettes.

LES OICBRBS CHINOISES.

Il est impossible de prononcer ces deux mots sans y ajouter tout aussitôt un nom qui en est pour ainsi dire inséparable, le nom de Séraphin, nom bien connu de tous les enfants , non-seulement de ceux qui habitent Paris et qui ont eu le plaisir d'assister à une représentation des Ombres chinoises, mais aussi de ceux qui, vivant loin de la capitale, aspirent au moment heureux qui les y amènera pour jouir à leur tour de ce spectacle magique.

Les ombres chinoises sont, de temps immémorial, le plaisir des Orientaux, surtout des Chinois, et de là leur est venu le nom qu'elles portent. C'est par TAUemagne que ce genre de spectacle fit son apparition en Europe, et ce fut en 1767, il y a bientôt cent ans, qu'on en fit en France le premier essai : cet essai ne fut pas heureux. En 1780, de nouvelles ombres chinoises vinrent, avec l'illustre Séraphin, s'installer à Versailles ; mais leur complète réussite ne date que de 1784, époque où elles allèrent, toujours sous la conduite de Séraphin, occuper au Palais-Royal, dans les nouvelles galeries de pierre, un emplacement voisin de celui qu'elles occupent encore aujourd'hui. Ainsi le véritable fondateur des ombres chinoises en France est Séraphin, et c'est maintenant son neveu, héritier de son nom et de sa renommée, qui dirige le théâtre où se sont amusés et où s'amuseront encore longtemps les grands et les petits enfants.

Heureux théâtre que celui de Séraphin! Là, jamais de contre-ordre, jamais de désappointement. L'affiche du soir tient scrupuleusement les promesses de l'affiche du matin. Les acteurs sont toujours prêts, toujours disposés ; chez eux point de rhume, point de mal de tête, point de caprice qui vienne interrompre le cours d'une pièce en vogue; point de jalousie non plus, ni de rivalités : ils acceptent sans murmurer tous les rôles qu'on veut bien leur confier, môme ceux dans lesquels il y a des coups de bâton à recevoir. Si par quelque accident il y a une jambe cassée, un bras démis, une tête endommagée, l'accident est bientôt réparé, le mal bientôt guéri. Au bout de quelques minutes, que dis-je? après quelques secondes, les acteurs qui ont souffert le dommage reparaissent sur la scène aussi complets qu'auparavant ; il y a pour tous des bras, des jambes et des têtes de rechange.

Expliquons ces mystères, qu'on peut facilement deviner

sans être pour cela un habile sorcier, et disons en peu de mots quels sont le mécanisme et l'appareil des ombres chinoises.

Choisissons d'abord l'embrasure d'une porte qui sépare deux chambres; les spectateurs se placeront dans une pièce, le magicien occupera l'autre, et notre machine sera entre les deux portes. Cette machine consistera en un cadre de bois d'environ 2 mètres 27 centimètres de hauteur sur 1 mètre 20 centimètres de largeur. Dans ce cadre devront être pratiquées deux rainures de 70 centimètres de longueur à peu près ; le bas côté du cadre sera élevé au-dessus du sol au moins de 1 mèlre 75 centimètres; il sera supporté par des pieux cloués légèrement et fixés sur la porte. Nous avons en outre plusieurs cadres de 1 mètre 33 centimètres de largeur sur 70 centimètres de profondeur, couverts de gaze blanche ou vernie. Sur cette gaze sont peints des dessins divers, maisons, paysages , ponts^ bateaux, rivière, ou autres sujets parfaitement en rapport avec les scènes que nous ferons jouer aux personnages. Quant aux personnages ou aux acteurs, ce sont des figures de carton mince avec des articulations mobiles attachées, comme celles des pantins, à de petits fils de fer ou de laiton qui les font mouvoir en tous sens derrière les châssis et très-près de ces châssis. Toutes ces figures doivent être découpées pour être vues de profil. Le théâtre est éclairé par des lampes k réflecteur placées à 1 mètre 50 centimètres environ.

Le talent du magicien consiste à savoir mettre de l'ensemble dans les mouvements de ses personnages et du rapport entre les paroles et les gestes qui accompagnent ces paroles. Il faut aussi pouvoir à l'occasion imiter le chant des oiseaux, le miaulement des chats, Taboiement des chiens, enfin tout ce qui peut contribuer à l'illusioii de ce petit spectacle. Les scènes qu'on représente sont

variées comme les personnages qui y figurent : tantôt c'est un pauvre aveugle appuyé sur son bâton, précédé de son chien, son compagnon fidèle, et recevant dans son chapeau les sous que les passants viennent y déposer ; tantôt ce sont les marchands des rues de Paris qui défilent tour à tour sous les yeux des spectateurs en faisant entendre leurs cris si connus : le porteur d'eau , le marchand d'allumettes chimiques, le gagne-petit, le raccommodeur de porcelaine, le marchand de coco ou de plaisirs, la boutique à deux sous et à cinq centimes. Enfin ce sera la fameuse scène du pont casséy dans laquelle se chante le fameux couplet :

Les canards l'ont bien passée , etc.

Nous terminerons ert donnant quelques conseils sur la manière dont il faut s'y prendre pour découper les figures et les rendre des machines agissantes.

On colle sur une feuille de carton mince des feuilles représentant des figures de personnages, d'animaux ou d'autres sujets : on attend que le tout soit bien sec, et on procède alors à la découpure de chaque pièce, en employant tour k tour les ciseaux et le canif. Il faut avoir soin de ne découper que les blancs du tour et de l'intérieur des bras et des jambes. Cette opération terminée, on pique, au moyen d'aiguilles plus ou moins grosses, des trous pour les yeux ainsi que pour les principaux traits laissés en blanc, qui dessinent soit les chapeaux ou les cheveux, soit les plis des vêtements.

Maintenant, pour faire de ces petites figures des machines agissantes , voici comment on procède. On coupe et on perce d'un trou d'aiguille les deux parties, puis on passe un fil que l'on arrête de chaque côté de la figure par un nœud , de manière que le bras soit attaché au corps et puisse se mouvoir. Il en est de même de tous

les membres qu'on désire voir remuer : on les coupe d'abord, ensuite on colle derrière des languettes de carton qui en augmentent la longueur, et enfin on les rapporte avec des attaches de fil au corps des personnages. Pour faire agir ces personnages et les mettre en scène, on place, soit au corps soit à une jambe, en les perçant de trois trous d*âiguille, un petit morceau de fil de laiton au moyen duquel la figure se tiendra droite, et qui sera terminé en crochet, de manière qu'il ne puisse pas se déta* cher. 11 faut autant de fils attachés qu'il y a de membres agissants.

LBS FBUX PTRIQUBS OU FEUX CHINOIS.

Les Feux pyriques, dits aussi Feux chinois, sont le complément obligé des ombres chinoises. Ces feux, sous le rapport de la composition , ne ressemblent en aucune façon aux feux d'artifice proprement dits ni aux feux du Bengale, qui s'obtiennent par le mélange de poudre et de métaux pulvérisés ou par la combinaison d'autres produits. Nous ne voulons pas que les enfants manient des substances dangereuses. Les feux chinois ne sont que des tableaux sur lesquels on a dessiné et colorié différents sujets qu'on veut représenter; le fond de ces ta-* bleaux est noir, afin que les lumières placées derrière ne puissent pas s'apercevoir, et que les sujets qui y sont peints paraissent brillants et lumineux. C'est ainsi qu'on produit une imitation des feux d'artifice, mais sans bruit et sans danger.

La construction du théâtre est à peu près celle qui a été indiquée pour les ombres chinoises. On choisit l'embrasure d'une porte placée entre deux pièces, de manière que les opérateurs se trouvent dans un endroit éclairé, et les spectateurs dans un endroit obscur. Dans l'embrasure de cette porte est établi un châssis fixe qui doit rem-

plir cette embrasure, et dans lequel entre un second châssis, dont Touverture aura exactement les dimensions qui seront données aux dessins ou aux sujets. Deux coulisses adaptées à ce châssis permettent de faire avec facilité le changement des sujets. Il faut se procurer autant de cadres qu'on a de dessins ou de sujets à représenter. Ces dessins consistent, comme nous l'avons dit, en des feuilles de papier dont le fond est complètement noir et sur lesquelles sont peintes en couleur des scènes variées, un château d*eau, une couronne de fleurs, la croix de la Légion d'honneur, le soleil, la lune et les étoiles, etc. On pique une quantité plus ou moins considérable de trous de différentes grandeurs et de différentes formes, les uns ronds, les autres ovales , de manière à produire l'effet qu'on se propose d'obtenir. Ainsi, dans le château d'eau, les trous seront disposés de façon à imiter les gerbes d'eau qui s'échappent de différents points pour retomber en cascades. Les feuilles sont collées sur les cadres et bien tendues.

Pour produire les effets du scintillement de la poudre et imiter une pluie de feu , on emploie des bandes de papier rayé de différentes façons et de couleurs diverses, lesquelles sont placées sur des cylindres de bois qui s'enroulent l'un sur l'autre. Pour l'effet des pièces d'artifice à lignes courbes, telles que le soleil, la lune, la sphère, les anneaux, on fait usage d'une roue à lignes spirales noires et blanches , ou noires et roses , ou noires et bleues. Ce dessin sera attaché et fixé à un cercle de fil de fer, portant quatre traverses également en fil de fer et muni d^un manche qui sert à le mettre en mouvement. Cette roue doit être placée aussi près du devant que le permet la coulisse.

On peut se procurer, pour la représentation des feux chinois, des sujets tous préparés, c'est-à-dire coloriés et

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découpés à jour; il ne reste plus qu*à les fixer dans leurs cadres. Mais on peut aussi s'amuser k les composer entièrement soi-même, et c'est là un premier passe-temps qui a son agrément et son utilité.

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