ACTE III
SERVIÈRES, d’un ton sec.
C’est mon ultimatum.
LA. COMTESSE, se redressant.
Jamais 1... jamais !...
Comment?
LA COMTESSE
Moi sacrifier le bonheur de cette jeune fille et le cœur loyal dont elle est aimée à ma misérable existence ! moi, dont la vie n’est qu'un long supplice, je m’abaisserais devant vos menaces! j’aurais le remords de condamner au désespoir tous ceux que j’aime, tous ceux dont le sort m’est confié!... Non, Monsieur, non, je rougis d’être venue ici, et je me révolte enfin contre une pareille tyrannie!... Soit, Monsieur... vous pouvez me perdre, mais je vous défie de m’avilir à mes propres yeux, et à mon tour, je ne perdrai pas ma nièce, en la sacrifiant à un misérable tel que vous. (Elle sort.)