ACTE V
tanls, quand i! saura que son cher ami , le chevalier de Servières...’
C’est juste... j’écris... (Il achève d’écrire, et signe. Puis il se lève et laisse l’écrit | sur la pierre qui lui a servi de table.) Voyez... (Van Broust, • prend sa place, s’assied et lit tout bas. Pendant ce temps, Servières a remonté la scène, et a regardé à droite et il gauche, si personne ne les épie, tout en observant les mouvements de Van Broust.) VOUS êtes satisfait?
VAN BUOUST.
Oui!
En ce cas... ces preuves...
VAN BROUST, lui remettant le papier et la trousse qu’il a tirés de sa poche.
Voilà pour vous.
SERVIÈRES, prend ces objets avec une joie marquée, et les serre vivement dans son sein. Puis il tire un poignard, et pendant que Van Broust plie la déclaration.
Et voici pour toi ! (Il le frappe.)
VAN BROUST.
Assassin !... encore!... (Il laisse échapper l’écrit.)
SERVIÈRES, s’en empare, et s’approche de Van Broust pour s’assurer s’il est frappé mortellement.
Tu as mon secret, il faut que tu meures... (n lève un seconde
fois son poignard Au même instant on entend une voix qui chante dans la
coulisse.) Malédiction! viendrait-on par. ici ?... Eh vite, franchissons les rochers. (Il remonte le rocher du même cité par où il est entré.)
VAN BROUST, se ranimant, et se relevant à moitié.
Misérable!... cette fois, ta main n’était pas assez sûre... tu as mal dirigé ton coup... il m’échappe... et personne... pour venir à mon aide. (Il s’appuie contre la pierre et se relève tout h fait, Kercadec entre eu scène, portant son fusil de chasse.)