ÉPILOGUE
Qui laissant ruminer à l'ombre son troupeau ,
Rêve des deux amaiis, assis sur V^xxr tombeau ;
Car malgréMe mystère et malgré la distance ,
Jotîelyn dort aussi, pl*ès du cdîj^s de Laurence ;
Lorsque dans'la montagne^ on sut paKimeiSb discours
Le secret divulgué de ces saintes amours ,
Ses pauvres paroiissiens j par pitié pcfur son ame ,
Rapportèrent sa cendre -au tombeau de lu dame,
Et depuis sept printemps , ils sont touchés tous trois
Aux lieux quy s ont aimés , et sous la même croix ,
Souvent des jours entiers , j'y rêve ou j'y médite ;
.Car on aime ce sol qu'une dépouille habite,
Comme on aime à s'asseoir sur le banc de gazon ,
Où, lorsque le soleil a quitté l'horizon ,
La brume du couchant que l'heure en paix déplie ,
Vous enveloppe d'ombre et de mélancolie ;
Mais où le rayon mort , qui voile sa splendeur,
Laisse long-temps sur l'herbe un reste de tiédeur !
FIN DE l'épilogue.