II. IT
Sina, l'Olympe même, en conservent la trace; L'Oreb, en tressaillant^ s'inclina sous ses^pas; Thor entendit sa voix, Gelboé vit sa face; Golgotha pleura son trépas.
Dieu que lHébron connaît , Dieu que Cédar adore!
Ta gloire k ces rocl^rs jadis se dévoila;
Sur le sommet des monts nous te cherchons encore;
Seigneur, réponds-nous; es-tu là?
Paisibles habitais de ces saintes retraites , Comme au pied de ces monts où priait Israël, Dans le calme des nuits , des hauteurs où vous êtes
N'entendez-vous donc rien du ciel ?
Ne voyez-vous jamais les divitfis ptialanges Sur vos dômes sacrés descendre et se pçnch^?
N'entendez- vous jamais des doux concerts des anges Retentir l'écho du rocher ? '
NOTES DU TOME L aSg
Quoi ! l'ame en vain regarde , aspire , implore , écoute ; Entre le ciel et nous est-il un mur d'airain ? Vos yeux^ toujouA levés vers la céleste voûte , Vos yeux sont-ils levés en vain ?
Pour s*élancer, Seigneur, où ta voix les appelle , Les astres de la nuit ont des chars de saphirs ; Pour s'élever à toi, Taigle au moins a son aile ; Nous n'avons rien que nos soupirs !
Que la voix de tes saints s'élève et te désarme ; I^a prière du juste est l'encens des mortels ; Et nous, pécheurs, passons : nous n'avons qu'une larme A répandre sur tes autels.
a66 NOTES DU TOME I.
de ces chutes d'eau qui se sont creusé un lit tortueux dans la pierre, souvent à une profondeur de quarante pieds. Il arrive fréquenunent qu'elles peK cent le rocher au lieu de le franchir. Des ponts naturek se forment ainsi , donnant passage aux be^ gers ou aux chasseurs de chamois. Quand ces ponts s'écroulent sous le choc des eaux ou des avalanches^ les habitans des chalets restent séparés du monde jusqu'à Tété. Il y a plusieurs de ces ponts écroulés dans cette partie des Alpes.