‹ John Constable d'après les souvenirsChapitre 59 sur 77 · On avait lancé une pierre contre le roi à Epsom · texte numérisé non relu

On avait lancé une pierre contre le roi à Epsom

paru amusé de votre genre de vie : lui, homme chevaleresque, s'avance

« Méprisant les joies, vivant des jours laborieux » ;

et il réalise ainsi les paroles du poète, en ce qu'il ne trouve « aucune récompense ». C'est un excellent garçon. J'ai là devant moi ses dessins, et il voit et sent certainement la grandeur des maîtres à la Galerie. Je lui ai offert une série d'épreuves de mon ouvrage. J'enverrai ma petite fille à Brighton aussitôt qu'elle pourra être emmenée. M"'* Noble l'accompagnera et prendra soin d'elle, dans une chaise de poste, car je ne voudrais pas qu'un autre cher enfant qui pourrait se trouver dans la diligence attrapât du mal d'elle. J'ai trouvé aujourd'hui qu'elle avait repris sa mine naturelle ; c'est seulement la seconde fois que je la vois. Les autres petites prisonnières vont

bien jusqu'ici Evans doit se marier samedi. Aucun

homme ne mérite plus que lui le bonheur, et autant que nous autres, mortels à courte vue, pouvons nous le promettre à nous-même, il en a toute l'espérance ; mais comme le cocher du père de l'archidiacre Fisher le lui a dit : « C'est un vrai mystère, cette affaire du mariage. ». . ... Ce pauvre cher John Dunthorne est tellement mal que je crains vraiment qu'il n'ait plus maintenant que bien peu de temps à vivre. Mes visites chez lui sont si mélancoliques, que je ne puis en chasser l'impression de toute la journée ; cependant il travaille un peu. Un bon ami et parent demeure maintenant avec lui, et ceci est une grande consolation. »

Tandis que l'esprit de Constable était agité par la perspective prochaine de perdre Dunthorne, pour lequel il avait été un utile protecteur, l'ayant aidé à s'établir et lui ayant procuré du travail, comme restaurateur de tableaux,

il apprit la mort de l'ami qui avait été autrefois son propre et unique protecteur, à un moment où une protection était pour lui de la plus grande importance.

« 4 septembre. Mon cher Leslie, Vous serez peiné d'apprendre que je viens de perdre mon cher ami, l'archidiacre Fisher Cette terrible et soudaine catastrophe m'a fortement affecté. L'intimité la plus étroite existait entre nous depuis de nombreuses années ; nous nous adorions l'un l'autre, et sa perte fait un vide lamentable dans mes perspectives de ce monde. Il aurait aidé mes enfants, car c'était un bon conseiller, bien qu'impétueux ; et c'était un homme véritablement religieux. Je ne puis vous dire combien sa mort m'a particulièrement affecté. Je passerai cette semaine à Hampstead à copier V Hiver (1) qui s'adapte à ma disposition d'esprit. . . »

J'avais envo}'é à Constable, espérant l'intéresser, un petit tableau de De Hoogh, dont on peut considérer le sujet comme uniquement composé d'un rayon de soleil ; mais il brille à travers une fenêtre sur le mur d'une propre et petite pièce hollandaise, d'où il se réfléchit sur le retour du mur et sur d'autres objets avec une extrême élégance, et un degré de vérité d'une illusion parfaite.

« 22 septembre. Mon cher Leslie, Je suis venu ici hier soir et j'ai vu les tableaux. Je suis enchanté de la copie d'après De Hoogh. Comme il a complètement dominé l'art et l'a foulé aux pieds, et cependant comme c'est plein d'art ! Aucun peintre, de n'importe quelle époque, n'y pourrait changer une seule chose, comme place, comme clair et obscur, comme couleur, comme chaud ou froid. Ces choses-là sont en un mot absolument au-dessus de l'art, et c'est une bénédiction qu'elles soient faites. Il faut que j'emporte le De Hoogh à Hampstead. »

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