‹ John Constable d'après les souvenirsChapitre 74 sur 77 · Un moulin sur une colline dominant un cours d'eau · texte numérisé non relu

Un moulin sur une colline dominant un cours d'eau

contribue (1). Par ce pouvoir, au moment où nous entrons dans une pièce, nous voyons que les chaises se sont pas posées sur les tables, mais un coup d'oeil nous montre les

1. Tous les cfYetsdc la lumière et de lombre ne sont que des modifications de la réflexion et de la réfraction, à l'exception de l'aspect des choses lumineuses par elles-mêmes, comme le feu, le soleil, etc. qui sont la cause de ce que nous nommons lumières sur les autres objets, en étant réfléchis ou réfractés à travers leurs surfaces ; permettant, là où les réflexions ou réfractions de ce genre sont interrompues par des corps intermédiaires, les réflexions des lumières secondaires venant d'autres objets, qui étant moins puissantes, apparaissent comme ombres.

On a dit que l'eau ne reçoit pas d'ombre ; mais ceci est ou bien également vrai de tous les autres corps, ou pas vrai de l'eau, qui est indubitablement sujette à des efl'ets que nous ne pouvons désigner autrement que par le mot d'ombre. Quand, par exemple, le soleil brille sur la mer, s'il était possible que l'eau fût aussi unie qu'un miroir, nous verrions son disque exactement réfléchi et une fois seulement, la surface de l'eau aux autres endroits donnant une image renversée du ciel ; mais comme une telle immobilité parfaite ne se présente jamais, la lumière du soleil se répand sur la surface par d'innombrables réflexions de son disque provenant des vagues et de réfractions à travers elles, — les espaces entre chacune de ces lumières (c'est ains' que nous les appelons; réfléchissant le ciel, où de plus les parties supérieures des nuages i>eflètent le soleil, et d'autres parties le ciel bleu ou la mer. Le bleu du ciel est causé par des réflexions et des réfractions, encore plus menues, du soleil venant de molécules de vapeur plus subtils que ceux qui composent les nuages, et sans lesquels au lieu de l'azur il y aurait un vide de profonde obscurité. Là où les nuages, ou d'autres objets, interceptent les réflexions du soleil venant des vagues, la réflexion du ciel subsiste, occasionnant ces lambeaux d'ombre qui. vus d'un point bas, rayent la mer de longues lignes bleues. Les efl'ets sont exactement semblables sur une prairie ; la lumière du soleil est réfléchie par ou réfractée à travers chaque brin d'herbe, et là où elle est interceptée permet la réflexion du ciel ; et sur une route la lumière se répand par réflexion venant de chaque particule de sable, de caillou ou d'argile. De plus, si nous regardons de très près une boule de métal poli, nous trouvons une image de tous les objets environnants, et ceci consti-

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