‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 10 sur 321 · Voir Harleian mss., 540, f · texte numérisé non relu

Voir Harleian mss., 540, f

3. Appendice A, ii. Il mourut au mois de février 1522/3 (Epitaphe de William Lyly, selon Dugdale, Hist. of St Paul's Cathedral, 41). L'auteur de l’article sur Lyly, dans le Dictionary of National Biography, remarque que les Admission Registers de Saint-Paul donnent comme date de la nomination du successeur de Lyly au poste de directeur : 10 décembre 1522, et il en conclut que Kennett a commis une erreur en fixant la date de la mort de Lyly au 25 février. Kennett suivait George Lyly, lequel savait évidemment ce qu'il disait. D'ailleurs, cette date est confirmée par le codicille du testament (App. A, ii).

4. I1 traduisit, en rivalité amicale avec More, un certain nombre d'épigrammes grecques. Les deux traductions furent publiées dans un même volume sous le titre de Progymnasmata (1518). En 1505/6, il écrivit un panégyrique en l'honneur de Philippe le Beau (Dict. of National Biog.), et, en 1522, il composa également des vers latins pour la réception de l'Empereur Charles-Quint (2bid.). La syntaxe latine, rédigée en anglais, fut incorporée dans la grammaire qui porte le titre de Zohannis Coleti Theologi, olim Decani diui Pauli, aeditio una cum quibusdam G. Lili Grammatices Rudimentis. La part de Lyly dans cette grammaire, qui a fini par porter son nom, a été clairement déterminée par M. J. H. Lupton dans Notes and Queries, Ser. VI, ii, 441, etc.

I1 faut ajouter qu'il contribua à l’Antibossicon de William Horman, œuvre qui vit le jour à l’occasion de la guerre qui faisait rage entre grammairiens de l’époque. Lyly, lorsqu'il défend les droits de la grammaire, n’est pas reconnaissable. Voir dans Maitland (ÆEarly Printed Books at Lambeth, p. 417) quelques exemples des aménités que Lyly pouvait décocher à ses adversaires.

connaisse le nom de William Lyly le Grammairien ! Cette réputation, d'autant plus incontestée peut-être qu'elle est inexplicable, n'a pas subi une seule de ces éclipses qui ternissent périodiquement en littérature la gloire des plus grands écrivains. Dès le XVI° siècle, Lyly passe pour un grand homme. La grammaire latine dont sa syntaxe ne formait qu'une partie prend son nom, par je ne sais quel hasard, et contre sa volonté?. Déclarée d'utilité publique par plusieurs décrets royaux 3, elle demeure pendant deux cents ans la seule grammaire autorisée dans les écoles anglaises 4. Le XVIT siècle endosse et amplifie le jugement du XVI° en plaçant William Lyly aux côtés de Spenser parmi les « savants et les héros de l’Angleterre5 ». Le XVIIT siècle recueille la grammaire avec respect et la

1 On le considérait comme un homme dont la science était insurpassable. Camden raconte comment, du temps de Henry VIII, on trouva une tablette portant une inscription; on fit appel à Sir Thomas Elyot et à « Master Lilye ». Mais, comme ni l’un ni l’autre ne put la lire, on renonça à la déchiffrer (Britain, 254 D). — Dans sa maison d'été, bâtie vers 1571 à Gorhambury, Sir Nicholas Bacon avait fait représenter sur les murs de la grand’ salle les arts libéraux avec les portraits et les noms de ceux qui s'étaient illustrés dans ces arts. Sous la « Grammaire » se lisait l’inscription suivante :

Lex sum sermonis linguarum regula certa, Qui me non didicit caetera nulla petat.

O’er speech I rule, all tongues my laws restrain, Who knows not me seeks other arts in vain.

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