‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 111 sur 321 · Abbott, Bacon and Essex · texte numérisé non relu

Abbott, Bacon and Essex

pétition ou de présenter quelque requête raisonnable, je puisse être appuyé en votre nom ».

Cette occasion ne semble pas s'être présentée, car c'est en septembre seulement que Lyly put faire accepter sa pétition ?. I1 rappelle à Elizabeth les promesses faites dix ans auparavant. Il l’a servie avec une patience inlassable; mais voilà qu’en plein « soleil » de la faveur royale, il a vu subitement s'assombrir son avenir. Si la reine estime qu'après dix années de tempêtes, il doive faire nauirage, qu'elle veuille au moins lui accorder une chaumière où 1l puisse prier pour Sa Majesté et se repentir d’avoir Joué si longtemps le rôle de bouffon. Et, sans doute pour adoucir ce que cette dernière phrase avait d’un peu hardi, peut-être aussi pour flatter les goûts érudits d'Elizabeth, il ajoute deux vers, empruntés aux Tristes d'Ovide et où il affirme sa soumission résignée

« Quod petimus poena; nec enim miser esse recuso Sed precor vt possem mitius esse miser ê. »

Elizabeth se laissa toucher. Elle accepta que Fulke Greville et Robert Cecil plaidassent auprès d'elle la cause de l’auteur oublié5. Sous ce rayon de faveur, Lyly sent son cœur s'ouvrir de nouveau tout grand à l'espérance. Il ne doute plus maintenant qu'il ne soit sur le point d'obtenir une prompte réparation de sa fortune en ruine. C'est du moins ce qu'il déclare dans la lettre qu'il écrivit

1, Appendice A, xlvii.

2. Une comparaison avec la lettre adressée à Sir Robert Cecil, le 9 septembre 1598 (App. A, xlix), nous permet de fixer la date de ce placet, car la répétition des mêmes phrases dans les deux documents nous donne lieu d'affirmer qu'ils furent écrits pour la même occasion, par suite à peu de distance l’un de l’autre.

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