Spenser, Mother Hubberds Tale
2, « Manie have beene the mad caps rejoicinge at oure new Kynges cominge, and who in good trothe darede not haue set forthe their good affection to him a monthe or two agoe » (Sir John Harington, Nugae Antiquae, II, 111).
3. « Wherupon the people both in citie & counties fynding the iust feare of 40 yeres, for want of a known successor, dissolved in a minute did 80 reioyce, as few wished the gracious Quene alive againe : but as the world is were inclined to alteracion of government, bothe papistes & protestants, as it semed : manie having discontentment in ther private opinions tho perhaps non in truthe : & more hoping to be bettered by the suceding kinge » (Journal of Sir Roger Wilbraham, 54-55).
4. « At this tyme, we vsed to go verie much to Whithall, and walked mutch ia the garden, which was much frequented with Lords and Ladies, being all
l'on adulait déjà était Robert Cecil. On savait que depuis plusieurs années il entretenait une correspondance avec Jacques d'Ecosse et que, par son insistance, il avait obtenu de la reine expirante la désignation du successeur. Lyly devait, semblait-il, bénéficier du crédit dont jouissait la maison à laquelle il avait lié sa fortune. Il n'en fut rien. J'ai en vain cherché son nom dans les volumineuses liasses de parchemins qui témoignent encore de l'appétit vorace des amis du roi Jacques.
Les dernières années de Lyly furent probablement des plus tristes. Sa réputation comme auteur était pour ainsi dire morte. Il est vrai que son Euphues fut réimprimé en 1605 et en 1606 ; mais il semble bien qu'à ce moment le livre ne fût plus lu que par les bourgeoises férues de beau parler?, ou par les provinciaux fraîchement arrivés à Londres 3. Son style même, qui avait fait les délices des lèvres aristocratiques, était de plus en plus tourné en dérision #. Des chagrins domestiques vinrent aussi projeter leur ombre sur cette ruine. Sa fille Elizabeth mourut en
full of seuerall hopes, everie man expectinge mountaines and finding molehills, exceptinge Sir Robert Cicill and the house of the Howards » (Memoirs of Anne, Countess of Pembroke, dans W. Seward, Anecdotes of some distinguished persons, IV, 304).
1. Lyly ne figura même pas dans le cortège qui suivit Jacques à Westminster, lors du couronnement (D’après les comptes de la Wardrobe, qui donnent les noms de tous les courtisans ayant reçu une « livrée » à cette occasion).
2, Voir Ben Jonson (ÆEvery Man out of his Humour, V, x, 4082-4083). L’Arcadia de Sidney faisait aussi concurrence à l’Euphues (Dekker, Guls Horne-booke (1609), Works, edit. Grosart, II, 254).
83. L’Euphues and his England était parmi les livres que Drummond of Hawthornden lisait en 1606, lors de son premier voyage à Londres (David Laing, Extracts from the Hawthornden mss., Archaeologia Scotica, IV, 73-16).
4. L'auteur du Returne from Parnassus fait dire à un de ses personnages : « There is a beaste in India call'4 a polecatt, that the further shee is from youe the less she stinks, and the further she is from you the less you smell her » (Part I, V, ii, 1500-1502), ce qui est une parodie de l’euphuisme. De même, en 1602, Marston (First Part of Antonio and Mellida, V, i, 229-235) se moque des comparaisons euphuistiques : « Balurdo... You know the stone called lapis; the nearer it comes to the fire, the hotter it is : and the bird, which the geometricians call avis, the further it is from the earth, the more remote (ther’s a word, remote!) the more remote it is from the frost ». En 1604,
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16051, Cette même année fut marquée par un autre événement qui brouillait encore les affaires du nécessiteux Lyly. Son beau-père, Richard Browne, dans un accès de fureur, déshérita Beatrice?. Quelles raisons avaient pu pousser le vieillard à prendre une décision aussi grave ? Il est difficile de le dire avec précision, car le testament est perdu. Mais certaines paroles, échappées à Browne sur son lit de mort, permettent de supposer que Beatrice ou Lyly se seraient conduits avec indélicatesse ; le mot de « volerie » fut même prononcé. Quel drame de la misère ou de la honte est donc resté caché dans ces obscurs reproches du moribond ?
Cette année 1605, Lyly eut aussi un dernier tressaut d'espoir. Doddridge, le Solicitor-General, paraît s'être intéressé à lui, et avoir examiné une requêtes. Nous ne
Middieton, dans Father Hubburds Tales, constate que le parler euphuistique est tombé en désuétude :
Well tell thy tales ; but see thy prose be good ; For if thou Euphuize, which once was rare, And of all English phrase the life and blood, In those times for the fashion past compare, l’1l say thou borrow’st, and condemn thy style, As our new fools, that count all following vile (Works, VIII, 62). Plus connue est la tirade où Falstaff, imitant le langage des courtisans, prononce un discours euphuistique : « Harry, I do not only marvel where thou spendest thy time, but also how thou art accompanied : for though the camomile, the more it is trodden on, the faster it grows, etc. » (First Part of Henry IV, Il, iv). Il faut noter que le Prince, plus familier avec les manières de la Cour, lorsqu'il imite à son tour le roi son père, emploie un langage tout différent. On peut en conclure qu’à l’époque où Shakspere écrivait son Henry IV, c'est-à-dire vers 1597 ou 1598, l’euphuisme était déjà passé de mode dans le milieu aristocratique (La dernière partie de cette note m'a été suggérée par M. Legouis). Voir aussi Wither, Britain's Remembrancer, D. 86. À propos de toutes ces attaques des dramatistes contre l’euphuisme, il est nécessaire de réfuter l’hypothèse, souvent émise, selon laquelle Ben Jonson aurait satirisé Lyly dans le personnage de Fastidious Brisk (Every Man out of his Humour). Brisk est représenté comme un fat sans cervelle; ce n’est certainement pas le portrait que Ben Jonson pouvait faire de celui qu'il à rapproché de Shakspere en l'appelant « our Lyly » (Cf. Bang, Compte rendu de l'édition Bond, dans Litteraturblatt für germanische und romanische Philologie, n°S 3, 4, 1903).