Ispi raidewy ayoyac
2, Quelques-unes de ces additions sont originales (Voir I, 260-261, 272, 273-276, 283 ad fin.) ; d’autres sont des passages empruntés à Erasme (Cf. Lyly, I, 264, 264-266, et Erasme, Puerpera). Pour plus de détails sur ces traductions ou adaptations d'Erasme, voir l'excellent travail de H. de Vocht, De Invloed van Erasmus op de Engelsche Tooneclliteratuur der XVIe en XVIIe eeuwen, passim.
3. On y apprend, par exemple, qu'en Angleterre les enfants étaient quelquefois élevés par des « esclaves » (I, 267).
4, Je rapproche, dans les deux textes, le passage sur la procréation de l'enfant : c’est un assez bon spécimen, qui permettra de se rendre un compte exact de la relation entre le modèle et la version :
J'ai gardé pour la fin l'exemple qui me paraît le plus intéressant, celui du « Cooling Carde ». [ci nous avons
IEPI IAIAON ATQTHE Ed. Teubner. Moralia, I, 1.
2. Békrio À Tous dd Ths yEvédEns GpEaobar mpotor. tois Tolvuy émuôvpoauv Eyd0E 0 Ték vw 7Evé0 Da Tu Tpäaiy Yrobeiuny dv éyoye un Taiç TuxoUG a prai guvouxety, Xéyo À oo ÉTaiparg à mTa)laraïc. Tois yap pntpoËey à marpo9ey oùx eÙ VEY0VOG LV avebahemtTa mupaxoloudet Ta Th duayevtias Oveldn Tapt nayTa TOv Bicy xai rpoyeroa Tois ékéyyeuv za Rodopeïsôar Boukouévots. xai copoç Av Gp 6 noumThs 0ç YNTLV
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ANATOMY OF WIT Works, I, 261-262.
First touching their procreation, it shall seeme necessarie to entreate off who so euer he be yt desireth to be the Sire of an happy sonne, or the father of a fortunate childe, lette him abstaine from those women which be eyther base of birth, or bare of honestie 1 : for if y mother be noted of incontinencie, or the father of vice, the childe will eyther during lyfe, be infected with the like crime, or the trecheries of his parents as ignomye to him will be cast in his teeth : For we commonlye call those vnhappy children, which haue sprong from vnhonest parents 2.
It is therefore a great treasure to the father and tranquilitie to the minde of the childe, to haue that lybertie, which both nature, law and reason hath sette downe 3.
The guyltie conscience of a father that hath troden awry, causeth him to thinke and suspect that his father also went not right, wherby his owne behauiour is as it were a witnesse, of his owne basenesse.
Euen as those that come of a noble progenie boast of their gentrye.
Heerevppon it came that Diophantus, Themistocles his sonne woulde often and that openly saye in a great multitude, that what soeuer he shoulde seeme to request of the Athenians, he should be sure also to obtayne, for sayth hee, what soeuer I will that wil my mother, and what my mother sayth my father
1. Il semble que Lyly n’ait pas saisi la différence entre éTaipaus et ralaxac.
2. Lyly applique ici à tout le monde ce que Plutarque extrait d’un poète tragique grec (Euripide, Heraklès Furieux). De plus il affaiblit singulièrement l'original.
3. Lyly ne semble avoir perçu le sens que très vaguement. Il a, en réalité, commis un contre-sens absurde. C’est probablement le mot madomouxs mal compris qui a donné naissance à la phrase « tranquillitie to the minde of the childe » et c'est de vopLipou qu'est sorti le sens de « law and reason hath sette downe ».
une imitation du Remedium Amoris d'Ovidet. À première lecture, il semble que Lyly ait procédé de la même façon que dans la lettre à Botonio. Le « Cooling Carde » ressemble assez à un Remedium Amoris de dimensions réduites : l'on peut, par une comparaison rapide, retrouver toute une suite de phrases cueillies dans le poème latin, à intervalles irréguliers ?, et ces différents extraits forment un enchaïînement d'idées qui est à peu près le même que celui de l'original. Mais une étude plus attentive révèle qu'en réalité les procédés d'imitation ont été assez différents dans les deux cas. Dans le « Cooling Carde », les fragments n'ont pas été, comme dans la lettre à Botonio, mis bout à bout, presque sans souci de cacher les raccords; ils ont été incrustés dans une matière que l’on peut considérer comme originale, car elle est constiluée par des rappels de la folie d'Euphues el par des réflexions morales$. Et même lorsque Lyly ne lâche pas la bride à son invention et qu'il se
sootheth, and what my father desireth that the Athenians will graunt most willingly.
The bolde courage of the Lacede-
Antau, Toto xai To Jap ouyOnxei T@ T@v Afnyaiwr. & uEy J4b SÛTÔe + ” * € "2 dur La
ébéee, xai à pitnp ‘ à À à&v À phtnp,
xai Oeurotoxhñc * & À àv Oepuotoxdñc, xai mévtes Abnvaicu. müvu d GEroy énaveiy xai Aaxedampovioug Tâs ueyahoppoabvns, olTLvEc "Apyi- Japny Toy Banrhéa ÉauToy Énuiooay XPiLaGLv, ôTt ptxpay To péyefos yuvaine yapo JaBiry dréueves, dre movTEs Ds OÙ faruléas XX Baot- Xeidas maoaayeiy rois duævooito.
monians is to be praysed, which sette a fine on the heade of Archidamius their king, for yt he had married a woman of a small personage, saying he minded to begette Queenes, not Kinges to succeede him.
1. Pour les détails de cette imitation, qui était inconnue jusqu’à ce jour,
voir Appendice C.
2, Par exemple, le passage qui commence par : « Goe into the countrey.…
(I, 252) et finit par
: « sauegarde of minde, and quiet of conscience » est
formé par les vers d'Ovide 169, 171, 172, 195, 178, 187, 188, 197, 198, 199, 203, 207, 213, 217, 218, 222, 219, 291, 225, 226, 227, 228, 229, 231. — Ici, comme dans les autres traités, la traduction est assez lâche ; il arrive pourtant que Lyly rende le sens de certains vers avec un rare bonheur.
3. Outre le début du traité, voir pp. 247, IL. 26-28 ; 248, 1. 8—249, 1.15; 251, 11. 5-12 ; 251, 1. 31—252, 1. 16; 252, IL. 20-34 ; 256, 1.36 ad finem.
contente de découper des comparaisons, des phrases, des mots, il est bien rare qu'il ne les cimente pas par quelque addition, généralement une paraphrase des pensées qu'il emprunte. En somme, le « Cooling Carde » est tout à fait comparable à certaines restaurations de mosaïques antiques, où l’on voit des fragments brillants, mais incomplets, réunis et raccordés de façon factice sur une aire de plâtre moderne.
Mais ce qu'il y a de plus curieux dans cette imitation, c'est la façon dont Lyly a modifié le sens général du poème latin. Le modèle et la copie visaient, en effet, à des buts aussi différents que possible. Ovide n’a pas voulu, à proprement parler, écrire un « remède » contre l'amour. « J'ai toujours aimé », s’écrie-t-il dans le préambule, « et si tu me demandes ce que je fais en ce moment : j'aime... Non, on ne me verra pas te trahir, aimable enfant, n1 en chantant la palinodie détruire mon propre ouvrage »...…... « Que l'amant d'une beauté qui le paie de retour, jouisse avec ivresse de son bonheur, et livre sa voile aux vents propicest »! Le dessein d'Ovide n'est pas de désapprendre l'amour, mais simplement d'enseigner à l'amant le moyen d'échapper à une maîtresse cruelle ou infidèle. C’est une sorte de vade-mecum pour les roués de l'époque impériale romaine, un traité destiné à leur permettre de rompre les liaisons gênantes. Le Remedium Amoris n’est pas le contrepied de l’Ars Amandi; c'en est plutôt le complément nécessaire, et on l’a fort bien appelé : « Conseils pour devenir infidèle ? ». Lyly, au contraire, par la bouche de son héros, se déclare désormais un ennemi irréconciliable de l'amour: il veut que la mésaventure d'Euphues serve d'exemple à