Dodd, Church History, vol. I
2. Voir Appendice A, v. Ces terres appartenaient à un certain George Lylly « nuper de Southwerke in comitatu nostro Surreie yoman alias dicti Georgij Lylly nuper de London yoman qui de alta prodicione contra maiestatem nostram perpetrata utlagatus extitit ». Quand on songe que ces terres étaient à Odiham, que le fils aîné de William Lyly avait hérité de toutes les terres paternelles, que la présente donation a été faite alors que Reginald Pole et sa famille étaient persécutés, la première idée qui se présente à l'esprit est que ce George Lyly et le secrétaire du Cardinal ne faisaient qu’une et même personne. Le fait que George Lyly est qualifié de yeoman ne signifie pas grand'chose, car la phrase citée plus haut reproduisait vraisemblablement les termes d’un document plus ancien, remontant à une époque où les Ly1ys n'étaient pas encore gentlemen.
cathédrale de Cantorbéry 1 : ce n’était pas une époque où les posies de confiance dans la hiérarchie ecclésiastique allaient aux partisans de l'ancien ordre de choses. Sous le règne d Edouard, ses convictions ne pouvaient que consohider le crédit dont il semble avoir joui jusque-là, et, en effet, nous le trouvons en 1550 qui officie en qualité de « nolary public » à la consécration de John Ponet, évêque de Rochester, sous l'archiépiscopat de Cranmer ?.
Vers cette époque, certainement avant 1553, Peter Lyly épousa Jane Burgh, du Yorkshire 3. Selon toute vraisemblance, la femme de Lyly appartenait à la famille des Burgh de Burgh Hall4, dans l'East Riding, et dont l’une des filles
1. Voir Appendice A, vi. A. Wood n'avait donc pas tort lorsqu'il a dit (Athenæ Oxonienses, I, 34) que Peter Lyly était dignitaire de l’église de Cantorbéry. L’évêque Kennett, avec un sentiment très vif de la hiérarchie, a relevé (Lansdowne mss. 980, f. 278) ce qu'il croyait être une erreur de l'historien d'Oxford. Tout au plus peut-on reprocher à Wood d’avoir employé le mot de « dignitarie » quand Peter Lyly n’avait recu qu’une prébende simple.
2. Strype, Mernorials of Th. Cranmer, I, p. 364. Il est assez difficile de dire avec précision ce qu'étaient à l’époque ces fonctions de « notary public ». Elles remontaient à la plus haute antiquité, car elles tiraient leur origine des notarii de la société romaine. Probablement parce qu’elles étaient fondées sur des traditions séculaires, on ne trouve aucun statut anglais les définissant. Pendant le moyen âge, les notaries étaient compris dans la hiérarchie ecclésiastique et dépendaient du pape. Lorsque Henry VIII transféra à l’archevèque de Cantorbéry le droit de dispense, les notaries furent, sans doute et tout naturellement, englobés dans la nouvelle hiérarchie ecclésiastique, et c’est ainsi que nous les voyons figurer dans les consécrations et nominations d’évêques. Leurs attributions semblent avoir été nombreuses. En 1475, un docteur en droit et des notaires furent désignés pour accompagner les troupes destinées à envahir la France. Ils étaient également présents à la conclusion de certains traités (Proffatt, Treatise on the Office of Notaries, p. 7). Hentzner raconte comment, à son arrivée en Angleterre, il fut obligé de donner son nom au notaire de la ville où il aborda (Hentzner, Travels, p. 1). Ce qui est certain, c’est que leurs fonctions étaient aussi ecclésiastiques que laïques: aujourd'hui encore, les notaires sont nommés par l’archevêque de Cantorbéry (Sir Rob. Phillimore, The Ecclesiastical Law, p. 945).