‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 147 sur 321 · Voir, plus haut, page · texte numérisé non relu

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2, « Fidelia. Or is it that sauage Satire, that feeding his sensuall appetite vpon lust, seeketh now to quench it with bloud, that being without hope to attaine my loue, hee may with cruelty end my life? » (Loues Metamorphosis, I, ii, 94-97).

3. D'ailleurs, nous verrons plus tard, en étudiant la technique, que ce parallélisme est caractéristique de la construction lylienne; il n’est donc pas nécessaire d'en expliquer l'existence par l’imitation d’un modèle quelconque.

sensibleries et les pleurnicheries sont intolérables, dès qu'ils voient l’inutilité de leurs prières et l'endurcissement obstiné de leurs amantes, ils résolvent de se guérir et de se venger {; c’est une voie bien différente de la voie du suicide où s'engagent si volontiers les Amintas. Et lorsqu'au dénouement les nymphes se résignent au mariage, elles ne fléchissent pas par un revirement volontaire ; c'est forcées par Cupidon, et en criant vengeance, qu'elles acceptent un époux qui n'est pas de leur choix. Quant à la structure des deux comédies lyliennes, elle ne rappelle par aucun côté la forme des pastorales italiennes. Gallathea et Loves Metamorphosis sont écrites en prose et l'élément lyrique est réduit à quelques chansons; elles n’ont ni chœur, ni confidents, ni messagers. Loves Metamorphosis n’a pas de prologue et celui de Gallathea n’est comparable, ni par le sujet ni par la forme, à aucun des prologues italiens. En somme, les traits de ressemblance que nous avons pu relever entre les pastorales italiennes et les pastorales lyliennes se réduisent à un très petit nombre : un paysage agreste, avec un bois vaguement idyllique ; quelques bergers, quelques nymphes dont les sentiments ou les gestes ne rappellent que de très loin le type habituel des personnages italiens et, çà et là, un motif que l’on a Juste le temps de reconnaître au passage, tant il est rapidement esquissé. Ces traits sont vraiment trop généraux, et ils ne nous permettent pas de supposer que Lyly les ait nécessairement empruntés aux modèles italiens. Il n’en est pas un qui ne se trouve dans la poésie bucolique de l'antiquité, source première du genre; il n’en est surtout pas un que Lyly n'ait pu prendre dans les spécimens de pastorales anglaises, déjà nombreux dans la poésie lyrique aussi bien

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