‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 150 sur 321 · Voir, plus haut, pages 108 et sqq · texte numérisé non relu

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2. Dans la représentation idéalisée des amours de Sapho et de Phao.

brocards dont il avait peut-être accoutumé de les égayer dans la vie réelle. La pièce contient aussi une partie mythologique dont Cupidon et Diane sont les deux pôles ?. Mais cet élément a été fondu, cette fois, en un autre élément d'origine purement poétique : la pastorale. Dans ce nouveau cadre, nous voyons reparaître, en la personne de Gallathea et en celle de Phillida, le sentiment romanesque, plus intense même que dans Campaspe, puisqu'il se développe sans contrainte dans cet environnement poétique. Cependant, cette pièce où domine l'irréel, admet aussi les premières tentatives de Lyly pour esquisser quelques scènes de comédie de mœurs dans la peinture de iypes généraux tels que l’alchimiste, l’astrologue et les trois aventuriers $. Gallathea, de toutes les productions lyliennes, est la plus poétique; c'est également une de celles dont la composition est le plus hétérogène.

Endimion, au contraire, est celle qui laisse la plus forte impression d'homogénéité. Lyly a repris la formule de l'allégorie politique telle qu'il l'avait appliquée dans Sapho and Phao, mais en la modifiant sensiblement. Il a choisi dans le cycle antique une légende mythologique pure, jJ'entends une légende où le sens symbolique n’a pas été altéré par les apports de l'histoire. L'élément divin a été réduit en nombre et, si l’on peut dire, en élévation : deux personpages seulement appartiennent à la classe surhumaine, et ce ne sont pas des divinités de première grandeur comme les Vénus, les Cupidon, les Diane ou les Neptune, des précédentes pièces, mais des divinités d'ordre secondaire,

1. Voir, plus haut, pages 138-139, — En sa qualité d’esquire of the body, Ly1Y, nous l’avons vu, avait ses entrées dans les antichambres royales ; l’on peut imaginer qu’un homme spirituel comme lui ne perdait pas les occasions offertes de briser quelques lances avec les malicieuses suivantes de la reine.

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