‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 151 sur 321 · Voir, plus haut, page · texte numérisé non relu

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personnifications de la Lune et de la Terre. Elles ont ceci de particulier qu'elles ne planent pas comme leurs devancières au-dessus de l'intrigue ; elles sont entrées dans l’action, et si complètement, qu'elles occupent le rang de protagonistes. De ce fait, l’allégorie a pris de l'unité et une importance prépondérante. En absorbant cet élément divin, qui jusque-là était resté isolé de l’action principale, elle n’a plus eu à se cantonner dans une moitié de la pièce comme dans Sapho and Phao et comme dans Gallathea ; elle a pu s'étendre tout à son aise, se compliquer grâce à la double signification qu'elle tirait de la légende et des qualités astronomiques des planètes! Cinthia et Tellus, pénétrer l'intrigue tout entière et finir par constituer à elle seule l'intérêt de la pièce. Si dans l'intrigue secondaire dont Sir Tophas est le ridicule héros?, Lyly n'avait pas ajouté un élément de comédie de caractère, presque de farce %, on pourrait dire qu'Endimion est exclusivement une comédie allégorique.

De prime abord, Loves Metamorphosis et Gallathea paraissent taillées sur le même modèle; toutes deux sont des pastorales, et la vengeance que l'Amour tira des nymphes de Diane fait songer au châtiment que le même dieu infligea aux nymphes de Cérès 4. Mais, en réalité, ainsi que l’on a pu voir dans l'étude des sources, ces pièces sont assez dissemblables. Dans Gallathea, l'élément pastoral est réduit au strict minimum et l'atmosphère idyllique est à tout instant troublée par l'apparition de personnages réels. Dans Loves Metamorphosis, l'élément pastoral est beaucoup plus

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