‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 20 sur 321 · Dans son testament (App. À, x · texte numérisé non relu

Dans son testament (App. À, x

Sur les premières années de notre auteur on ne peut que se livrer à des conjectures. M. Cowper n'a pas trouvé le nom de John Lyly parmi ceux des élèves de l’ « Ecole du Roit » : faut-il en conclure que le futur écrivain eut au foyer paternel l'instruction que d’autres enfants moins favorisés allaient demander à une école publique ? Ce n'est pas impossible. Peter Lyly avait certainement reçu du directeur de Saint-Paul une éducation solide et il ne devait pas lui être difficile de se faire le maître de son fils. Il est, en tous cas, intéressant d'imaginer le Registrar et le petit John, tous deux penchés sur la grammaire latme de William Lyly, pendant que planait sur la leçon le souvenir enorgueillissant de l’aïeul.

Quand le garçon eut environ quinze ans, vers 1569?, on l'envoya à Oxford et, suivant la tradition jusque-là observée dans la famille, on le fit inscrire à Magdalen College $. Au XVI siècle, plus qu'aujourd'hui, les universités anglaises offraient de nombreux débouchés : non seulement elles donnaient accès aux fonctions ecclésiastiques, mais encore elles étaient le chemin le plus sûr vers les charges de la Cour, vers celles du moins qui n’appartenaient pas de droit à la noblesse. La reine Elizabeth, en souveraine qui payait

1. D’après une lettre que M. Cowper a bien voulu m'adresser. Il a trouvé, eu revanche, la mention d’un Peter Lyly, vraisemblablement le frère de John. L'école connue sous le nom de « King's School » avait été fondée, disait une tradition, par l'archevêque Théodore, en 600. Après avoir périclité, elle avait été refondée par Henry VIII. Elle admettait un nombre limité d’écoliers qui recevaient trimestriellement la somme d’une livre. Marlowe, en 1578, figurait parmi ces écoliers privilégiés (Cf. Ingram, Marlowe, 3 et sqq.).

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