Don Simonides, II (Sig. H. iii et suiv
4. Voir Greene, Gwydonius, the Carde of Fancie (Works, IV, 2); Lodge, Rosalynde (f9 2 vo); Warner, Pan his Syrinx (1584) (Ch. 9, 10), et Don Simonides (Sig. O. iii).
5. Philotimus « did both in feature of body, sharpnesse of wit and towardnes of mind excell the rest » (Melbancke, Philotimus, the Warre betwixt Nature and Fortune, 14). Philador (Greenes Mourning Garment) « was so beautified with exterior fauour that Natura naturans…… seemed to set (non vltra) on his liniaments. He... had so pregnant a wit and such a swift inseeing and reaching capacity, as it seemed the graces in some Synode had poured out the plenty of their influence. Quicke it was and pleasant, full of such wittie facetiae and affable sentences..… To court amongst the beautifull Dames of Callipolis, he had such a ready insinuation of pleasant prattle, powdred with such merry questions, sharpe replies, sweet taunts and delightful iests, that he was an adamant to euery eye for his beauty... » (Greene, Works, IX, 130). Robert le Diable lui-même devient « in wit pregnant, but applied the same to loosenes » (Lodge, The Famous... life of Robert, Duke of Normandy, f° 4 vo).
6. C’est surtout dans Greene (Mourning Garment, The Carde of Fancie, Mamillia) que l’on trouve ces déclamations contre les voyages. Voir aussi Warner, Pan his Syrinx, ch. 14.
7. Pour plus de détails, voir Jusserand, The English Novel in the time of Shakespeare.
8. Philotimus, après avoir quitté l’Université, vit à la Cour, et, comme Euphues, il est trompé par sa maîtresse, ce qui lui inspire un « pamphlet »
de Gwydoniust, de Philador?, de Florio 8, de Philamis #, de Zelauto5, de Don Simonidesf, etc., qui sont tous des décalques plus ou moins nets du héros lylien. Quelques auteurs ne se contentent même pas de reproduire sous des noms différents ce modèle illustre; ils vont jusqu'à ressusciter les personnages de l’Analomy et de l'Euphues and his England. Dans Don Simonides, par exemple, nous retrouvons Euphues toujours prêt à faire part de sa sagesse et nous renouons connaissance avec Camilla, avec Philautus et avec Surius 7. Et quand les admirateurs de Lyly n'ont pas l’occasion de placer ces personnages dans leur histoire, ils mettent du moins leurs noms sur le titre en guise de réclame. C’est Euphues qui est l’auteur supposé de la Cen-
pour avertir « all good natures to beware by his folly & giues them this pamphlet for a frendly caveat » (p. 176, &c.) Lyly avait dit de son « Euphues and Ephœbus » que c'était un « Caveat to all Parents, &C. »
1. Gwydonius reçoit de son père de sages conseils; il ne veut pas les suivre et sa réponse est modelée sur le discours d’Euphues à Eubulus; comme Euphues à Naples, il mène à Barutta une vie de plaisirs (The Carde of Fancie, Greene, Works, IV).
2. Philador, dans Greenes Mourning Garment, est un décalque d'Euphues (Voir, page préc., n. 5). Il est avide de liberté, il veut voyager, et, après de nombreuses aventures, il rentre au bercail, plein d’amertume et de désillusions. Il se répand alors en invectives contre les femmes, écrit des dissertations sur l’amour, etc.
3. Florio (Greene’'s Mamillia), avec ses conseils contre les dangers de la Cour et contre le mariage, est un Euphues repenti.
4. Le Philamis de Lodge (£uphues Shadow, the Battaile of the Sences wherein youthfull folly is set downe) rappelle le héros de Lyly par son impudence envers les vieillards, et, lui aussi, il se retire du monde, après des désillusions amoureuses, pour aller vivre sur les montagnes de Styrie (Cf. le « Mount Silexedra » de l’Euphues and his England), où il s'adonne à l'étude de la magie.
5. Munday, Zelauto (1580). Zelauto est surtout un voyageur : après avoir visité Naples et l'Espagne, il entend parler de l'Angleterre et, s’y étant rendu, il y découvre un paradis tout semblable à celui qu'avait décrit Lyly dans son Glasse for Europe.
6. Don Simonides est reçu à Londres par la même société qui avait déjà accueilli Euphues; comme lui, il assiste à une longue discussion et, avant son départ, donne à diner à ses amis d'Angleterre (Don Simonides, II. Sig. ii et suiv.).
7. C’est Philautus qui est censé avoir écrit la préface de l’Euphues Shadow et nous le retrouvons dans le même roman sous les traits de Philamour, l'ami de Philamis. Greene a, lui aussi, décalqué Philautus dans son Valericus (Carde of Fancie).
sure to Philaulus où, « sous le couvert d'un combat philosophique entre Hector et Achille, il a en vue le portrait exact du parfail guerrier ! », et c'est pour servir à l’instruction de Philautus « nommé général de certaines forces ? » que ce traité voit le jour. Le Menaphon de Greene prétend être une « alarme de Camilla » à « l'ensommeillé Euphues # » et l'Arisbas de Dickenson se vante d’être un « Euphues au milieu de son sommeil # ». Lodge lui-même lorsqu'il écrivit son roman intitulé Rosalynde crut bon d'ajouter que c'était « un legs d'Euphues trouvé dans la grotte de Silexedra 5 ».
Plus générale encore a été l'influence de Lyly sur la prose anglaise. Si l'on ne peut, en toute justice, attribuer à notre auteur la création du style dont il a fait usage, il n'en a pas moins, par son succès, attiré l'attention sur ce style. Il s'est passé au XV[° siècle ce qui s'est passé de nos jours : on oublia les précurseurs pour voir seulement l’auteur heureux qui avait su faire entendre sa voix au grand public. En 1586, un critique disait : « Personne ne pourra nier que Maître John Lilly a mérité les plus grands éloges, car c'est lui qui, le jour où il commença le spirituel récit de son Euphues, fit dans cette voie [l'amélioration de la langue anglaise] un pas de plus qu'aucun de ses prédécesseurs ou de ses successeurs. Que les savants examinent ses œuvres en ce qui concerne le bel arrangement et la Justesse des mots et des phrases, qu'ils en éprouvent, selon toutes les
1. « Vnder the shadow of a philosophicall combat betweene Hector and Achilles.. he aymeth at the exquisite portraiture of a perfect martialist » (Greene, Euphues his censure to Philautus, Epistle Dedicatory, Works, VI, 152).