SUN RP IE RTS PRO ER TS 2.32. ERAAAONEN RENTE RENE RE
CallaiR en RER ICRA IR 1.49.
Loves Metamorphosis ............ 1.30.
MILESE SR RER ER ONE ERTES 0.62.
Mother Bombie ..................…. 0.47 The Woman in the Moone...... Quantité négligeable.
Si l’on compare cet ordre de composition avec l’ordre de publication donné plus haut, l’on voit que les deux tableaux sont presque identiques. Cette constatation donne au second tableau une valeur toute particulière; car 1l devient indubitable —— s’il est possible de formuler en littérature des lois absolues —— que la proportion des maniérismes de style a diminué d’une façon constante à mesure que l’expérience de l’auteur augmentait. Dans les cas douteux ou difficiles, je n’hésiterai done pas à me servir de ce test comme d’un argument décisif.
Ces préliminaires étant posés, nous pouvons essayer de déterminer pour chaque pièce la date exacte de composition ou de représentation.
Campaspe. Sapho and Phao.
Ces deux pièces ayant été publiées la même année, il est commode de les étudier ensemble. Sapho and Phao ne fut pas représentée la première, puisque, dans le « Prologue at the Blackfriars », l’auteur fait allusion à la courtoisie qu'il a toujours rencontrée chez les spectateurs ?. Par contre, le ton anxieux des prologues de Campaspe, l'humilité avec laquelle Lyly s'excuse d’avoir écrit sa pièce un peu vite, les promesses qu'il fait pour l’avenir, tout montre que nous avons affaire ici
1. Je me suis servi des statistiques données par C. G. Child dans son John Lyly and Euphuism.
2. « Yet haue we ventured to present our exercises beefore your iudgments, when we know them full of weak matter, yeelding rather our selues to the curtesie, which we haue euer found, then to the precisenesse, which wee ought to feare » (Works, II, 371).
à un débutant dans la carrière dramatique. D'ailleurs, Campaspe est de toutes les comédies de Lyly celle qui contient la plus forte proportion de maniérismes de style; elle fut certainement écrite à un moment où les phrases de l’£uphues résonnaient encore dans la mémoire de l’auteur.
Ce point étant établi, essayons de fixer la date de la seconde pièce; nous aurons ainsi une limite qui restreindra le champ de nos recherches pour la première,
Sapho and Phao, dit le titre, fut jouée devant la reine un Mardi-Gras, par Aer Maiesties Children, and the Boyes of Paules. Puisque la pièce fut déposée à la Stationers Company le 6 avril 15841, la représentation est antérieure à cette date ; elle est postérieure à la publication de l’£uphues and his England, puisque, dans la préface de cet ouvrage, Lyly a dit formellement qu’il n’avait jusqu'alors « donné le jour » qu’à « deux enfants »; entendez qu’il n'avait écrit que les deux parties de l’£uphues ?. La date de la représentation à la Cour est donc circonscrite entre les fêtes de la Noël 1580/1 et celles de la Noël 1583/4. Si nous consultons maintenant la liste des paiements aux acteurs et les comptes des Xevels, nous voyons que le Mardi-Gras 1580/1, ce sont les ZLeicester’s Men qui jouent devant la reine 3%; le Maïdi-Gras 1581/2, les Children of the Chapel tiennent la scène 4; le Mardi-Gras 1582/3, les Merchant Taylors représentent leur pièce d’Ariodante & Geneuoraÿ; le Mardi-Gras 1583/4, Lyly dirige la compagnie enfantine de son maître dans ses débuts devant Elizabeth 5. La date du Mardi-Gras 1581/2 est donc la seule possible. Il est vrai que le paiement n'indique pas que les acteurs, ce jour-là, étaient les Children of the Chapel et les Paul’s Boys réunis. Mais cela ne signifie pas grand’chose. Le Privy Council, de qui émanait l’ordre de paiement, n’avait pas à savoir la com-
Appendice A, xxix.
Works, II, 4.
Feuillerat, Documents relating to the Cjffice of the Revels, 336. . Dasent, Acts of the Privy Council, xiii, 374.
. Feuillerat, Documents relating to the Office of the Revels, 350.
6. E. K. Chambers, Court Performances before Queen Elizabeth, dans Modern Language Review, oct. 1906, p. 7. — Greene à fait allusion à la pièce dans la deuxième partie de Mamillia (Works, II, 197), déposée à la Stationers Company le 6 septembre 1583. Mais il faut faire remarquer que la première édition connue est datée 1593.
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position exacte de la troupe; il connaissait celui des maîtres qui dirigeait en l’occasion, et cela lui suffisait. D'ailleurs, cette date de 1581/2 est précisément celle où furent closes les négociations pour le mariage d'Alençon avec Elizabeth, négociations, on l’a vu, qui forment le sujet de Sapho and Phao. Le sens politique de la pièce, certaine allusion à l’époque du Carême 1 indiquent, en outre, que Sapho and Phao fut écrite spécialement pour la Cour, et peu de temps avant la représentation. Elle n’était certainement pas achevée le 6 février 1581/2, puisque, au dénouement, il est fait allusion au départ du prince français. Il est impossible de dire à quel moment elle fut représentée pour la première fois au théâtre de Blackfriars, ni combien de temps elle garda la scène. Revenons à Campaspe, l’aînée de Sapho and Phao. Pour la raison invoquée plus haut, la représentation devant la Cour n’eut pas lieu avant les fêtes de la Noël 1580/1; d’autre part, elle n’eut pas lieu plus tard que le Mardi-Gras 1581/2, date de Sapho and Phao. Xei se présente une difficulté qui, heureusement, n’est pas insoluble. Un in-quarto daté de 1584 dit que la pièce fut jouée devant la reine le jour de l’Epiphanie, et ceci est répété par un in-quarto de 1591 ; deux autres in-quarto de 1584, appartenant à des éditions différentes, donnent comme date de représentation « Vew Year’s Day? ». L’une de ces dates est forcément erronée; mais laquelle ? La réponse nous est fournie par la liste des paiements aux acteurs. Entre la Noël 1580/1 et le Mardi-Gras 1581/2, nous ne trouvons aucune mention des Chapel Children un 6 janvier. En revanche, ils jouèrent le 31 décembre 15813. Cette date est, à n’en pas douter, celle que nous cherchons. La différence entre le 31 décembre des comptes et le 1” janvier du titre ne doit pas nous arrêter ; elle s'explique par une erreur fort naturelle, soit que cette erreur ait été commise par les membres du Privy Council (les livres du Privy Council ne sont pas toujours d’une exactitude irréprochable), soit qu’elle ait été commise
1. L’un des personnages dit : « I am in the depth of my learning driuen to a muse, how this lent I shall scamble in the court, that was woont to fast so ofte in the Vniversitie » (Works, II, 393).