‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 38 sur 321 · Works, T · texte numérisé non relu

Works, T

2, Lord Burghley appartenait, par son éducation et par ses idées, au groupe des humanistes réformateurs. C’est chez lui qu'avait été conçu le plan du Schooïlmaster (V. Ascham’s Preface to the Reader, Works, IV, 78 et sqq.).

3. « I addicted my selfe wholy to the seruice of women to spende my lyfe in the lappes of Ladyes, my lands in maintenance of brauerie, my witte in the vanities of idle Sonnets » (Lyly, Works, I, 241).

autrefois été agités par maintes folies, et à qui il dut, bien souvent, donner ces mêmes conseils que le vieillard Eubulus donna au héros lylien ?. Il pouvait surtout reconnaître son gendre, le comte d'Oxford, qui, nous l’allons voir bientôt, passait à juste titre pour le type des ilalianisants débauchés, et dont les caprices faisaient verser tant de larmes à la douce Ann Cecil. Complété par les souvenirs personnels, animé par le grondement de la douleur, le récit avait certainement à ses yeux une vitalité singulière, une vitalité qui, par instants, pouvait être poignante.

Ces sentiments de Lord Burghley, Lyly ne les ignorait pas. Et dès lors surgit en nous un soupçon qu'il est impossible de ne pas exprimer : Lyly était-il vraiment sincère quand il entonnait le chant grave du moraliste ? N'avait-il pas écrit une satire de l’Italianisme dans le seul but d’attaquer le point sensible de son protecteur ? Ne faisait-il pas étalage de préoccupations réformatrices dans l'espoir de se faire bienvenir ? C'est là un grave problème de psychologie qu'il faut se contenter de poser sans songer à le résoudre. Il est certain que Lyly ne soutiendra pas longtemps cette attitude : dans deux ans, nous allons le

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