‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 61 sur 321 · TEL HT LORD OXFORD. GALLATHEA · texte numérisé non relu

TEL HT LORD OXFORD. GALLATHEA

Lyly, on le voit, allait à la gloire par des chemins faciles. Cette acceptation de deux de ses pièces pour le divertissement de la reine le mettait en vue à la Cour; et, d'autre part, son succès était toujours aussi vif auprès des lecteurs de la ville t. C'était en somme le grand écrivain du moment. Aux alentours de 1580, on chercherait en vain une réputation que l'on pût opposer à la sienne. La génération des Wyatt et des Surrey, comme celle d'Edwards, le créateur de la comédie de Cour, ne vivait que par le souvenir de sa gloire passée. Le représentant le plus célèbre de la prose anglaise, Ascham, n'était plus. Pettie se taisait. Sackville avait renoncé à la littérature pour la politique. Gascoigne venait de mourir, et avec lui disparaissait le seul poète de valeur. Peele ne s'était pas encore détaché de la foule confuse des petits dramatistes?. Greene étudiait l'Euphues. Sidney et Watson 3 étaient en train de décalquer Pétrarque et ses imitateurs; leurs sonnets « sucrés » ne devaient paraître que plus tard. Lodge n'avait jusqu'alors prouvé son goût pour la poésie que par son ardente diatribe contre Gosson #. Nash et Marlowe étaient encore étudiants à Cam-

1. L’Anatomy of Wit fut réimprimée en 1581, l'Euphues and his England en 1581 et en 1582.

2, Son Arraignment of Paris fut publié en 1584, en même temps que Campaspe. Ses débuts comme dramatiste suivirent probablement ceux de Lyly.

Page 1