‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 67 sur 321 · Oxford était, en effet, consigné dans son hôtel · texte numérisé non relu

Oxford était, en effet, consigné dans son hôtel

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saires 1, Et sur cette histoire venaient se greffer des dissensions domestiques. Dans son exaspération, Lord Oxford reprenait contre sa femme la guerre de vexations qu'il lui faisait, à époques intermittentes, depuis cinq ans. Il la soupçonnait maintenant de pactiser avec l'ennemi et en particulier de trop fréquenter Lady Drury, alliée notoire des Howards?. Cependant, sur ordre royal, l'enquête continuait; interrogatoires et contre-interrogatoires se succédaient sans autre résultat que d’aviver les haines. La querelle finit par s'élargir et elle attira bientôt dans son cercle d’excitation les familles tout entières des cousins ennemis. Il y avait à la Cour un certain Thomas Knyvet. C'était un gentilhomme de la Chambre, et il jouissait d'une grande faveur auprès d’Elizabeth 8. Il était allié aux Howards et, profitant de son crédit, il s’entremit sans doute pour son parent; peut-être même se fit-il à son tour l’accusateur de Lord Oxford, car il y avait entre les deux hommes d'autres raisons d’inimitié . Toujours est-il qu'au mois de mars 1581/2, le Comte et Knyvet se battirent en duel; les adversaires furent tous deux blessés5. Ce fut le signal de la guerre entre les deux maisons. Comme autrefois à Vérone, les rues de Londres furent emplies par les clameurs querelleuses de ces nouveaux Montagues et Capulets. Pendant près d’un an, se succédèrent sans interruption duels et guets-apens, au cours desquels les deux factions « éteignirent le feu de leur rage pernicieuse dans les pourpres fontaines coulant de leurs veines ». Quelques récits assez

1. Calendar of State Papers, Dom. Eliz. CXLIX, n° 69, et lettre d'Oxford à Burghley (Lansdowne mss., 33, n° 6).

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