Voir Lupton, Sivqila, p. 35, éd
loi et la coutume », fit bel et bien enfermer notre auteur dans la prison de la Fleet. La chose n'était pas ignominieuse pour un gentilhomme ; pour un poète c'était une sorte de consécration?. Mais Lyly ne semble pas avoir trouvé à son goût un séjour prolongé dans le foyer de peste qu'étaient les prisons de l'époque. Il mit ses amis en campagne ; il n'était guère de verrous qui résistassent à l'influence d’un homme bien en cour, et la reine, « pietate mota », fit relâcher le malheureux écrivain 5.
Cette mésaventure ne prouve guère en faveur de la bonne entente de Lyly aux affaires, et Lord Burghley était assurément mal avisé, lorsque, voulant mettre un terme aux gaspillages de son gendre, il manda Amys et Lyly pour leur conseiller de prendre en mains l'administration de la fortune du Comte. Lord Oxford, en apprenant cette immixtion de Burghley dans ses affaires, fut très courroucé. Il s'emporta, déclarant que c'était lui faire injure que de le supposer incapable de se conduire. Après tout, il n’était plus le pupille de son beau-père ; il était libre d'agir à sa guise, et si on le poussait à bout il s'engagerait dans une voie qu'il n'avait pas encore songé à prendre 5.