‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 78 sur 321 · Labanoff, Zbid., VI · texte numérisé non relu

Labanoff, Zbid., VI

geôlier un homme au naturel dur et farouche, mais un peu naïf?, et qui se laisse prendre aux sourires minaudiers de sa belle prisonnière. Marie avait été confiée à la garde de Sir Amyas Paulet, austère puritain, sur qui elle essaya la force de ses charmes, ainsi qu’elle avait déjà fait, mais avec plus de succès, paraît-il, sur le Comte de Shrewsbury, son premier gardien #. Dans ce château, Tellus passe son temps à « broder et à lisser“ ». Marie, pendant sa caplivité, préparait de ses mains de pelits travaux à l'aiguille qu'elle envoyait à sa bonne sœur d'Angleterre par l'entremise de l'ambassadeur La Mothe-Fénelon ? et qui, on n'en saurait douter, avaient dû fournir aux courtisans un inépuisable sujet de railleries ou de conversations 6. Il y a là un ensemble de faits trop frappants, trop nombreuxT el trop particuliers pour que nous n’y puissions voir que des coïncidences. Non seulement nous retrouvons dans le portrait de Tellus les traits principaux de la personnalité phy-

1. « The tough and vnsmoothed nature of Corsites » (IV, iii, 103).

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