‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 83 sur 321 · Cf. Froude, History of England, XI · texte numérisé non relu

Cf. Froude, History of England, XI

5, Acte I, sc. i, 14.

ENDIMION 178

vernement { ». Il se fait gloire — chose qui serait étrange chez un amant ordinaire

de n'être pas au nombre de ses ennemis, « ces loups qui hurlent lorsqu'elle est le plus brillante ? »; il s'est, au contraire, conformé en tout à ses désirs, rampant même devant ceux qu'il aurait pu écraser, pour la seule raison qu'elle les protégeait, et il a trouvé douces même les injustices lorsqu'elle daignait les lui faire supporter $, D'un autre côté, au moment même où il vient de faire ces protestations, il n'hésite pas à affirmer à Tellus que le « souvenir de son amour est le seul compagnon de sa vie “ ». Et comme Tellus lui posait cette embarrassante question : « Alors, vous m'aimez, Endimion ? », il répond par cette phrase amphibologique, où est très habilement rappelé le lien qui unissait Jacques à Marie : « Sans cela, je ne vivrais pas ».

Mais Cinthia est une amante inaccessible ; et dans la réalité Elizabeth n'était pas un parti plus facile à conquérir. Il y avait au projet caressé par Jacques un sérieux obstacle : la reine n'avait pas la moindre confiance en la parole de son admirateur. En 1581, M. Castelnau de Mauvissière 6 écrit qu Elizabeth « prend grand subson dudict Prince d'Escosse », et qu’elle voit bien « que plus croistera ledict Prince, plus luy apportera-t-il de jalousie et de deffiance? »:

1, « Whose hart imagined nothing miraculous but thy gouernment » (FL 38)- 9, « I am none of those Wolues, that barke most when thou shynest

brightest » (II, i, 30).

3. « Haue I not crept to those on whom I might haue troden, onelie because thou didst shine vpon them? Haue not iniuries beene sweet to mee, if thou vouchsafedst I should beare them? » (II, i, 18-20).

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