RUES
probable que cet accès de quarante jours, est celui auquel 1} fait allusion dans Carol and Cadence, page 217.
Parmi les poèmes publiés vers le milieu de l’an 1912, sous le titre de The Poetical Works of John Payne se trouvent quelques-uns de ceux de « l'accès » de janvier, y compris, Sir Winfrih, Roses of Solomon et Usque ad Portlas. Les poèmes Flowers from Syrian Gardens démontrent la grande influence exercée par les Nuils sur Payne. Sa poésie, quoi qu'on en puisse dire, fut essentiellement d’une inspiration tout à fait spontanée. Les eaux de sa pensée, longtemps enfermées, jaillirent en débordant les limites d’un esprit d’ailleurs bien ordonné.
Ce transport de janvier 1902 ne fut pas un événement isolé. Il y eut un autre accès à Noël dans la même année, qui aboutit à un recueil de 228 sonnets, outre quelque mille vers. Ceux-ci parurent dans un volume intitulé Vigil and Vision. Payne dit dans une lettre à Mrs Robinson, le 24 avril 1913, que selon lui cet effort était son melleur.
Parlant des sonnets dans une autre lettre du 2 juillet 1903 adressé à Mrs Robinson il dit : |
« À moins que je ne sois absolument incapable de juger la poésie, ils sont,selon moi, uniques depuis Milton, néanmoins, je n’ai pas pu les faire publier, comme d'habitude ».
Dans son autobiographie, Payne décrit le secret de sa manière d'écrire en prose et en vers. «(Ma manière d'écrire, ditil, a été singulièrement inconsciente, et ce n’est qu’en procédant a posteriori, que je peux marquer l’origine de quelqu’une des influences qui ont agi sur elle. Je n’ai jamais écrit de sang-froid, surtout mes vers; les idées et les sujets sont restés endormis dans mon cerveau pendant des mois et des années même, jusqu'à ce qu’une autre influence inexpliquée ait joué le rôle du marteau de Vulcain et donné la liberté à Minerve emprisonnée et déjà armée. Alors ce n’est plus une question de style ou de manière, la plume ne peut guère marcher assez vite, pour le torrent de vers emprisonnés. Le poème est mis par écrit comme dans un rêve et je m'étonne de trouver ce que j'ai écrit lorsque je me réveille.