‹ John PayneChapitre 2 sur 105 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

La naissance de sa muse

John Payne est né le 23 août 1842, à 25 Great Queen Street, Bloomsbury, London. Né au cœur même de la métropole victorienne, il n’est pas étonnant qu'il ait chanté en vers ses louanges.

Son père John Howkins Payne, étudiant, linguiste et inventeur, tirait son origine, au travers d’une vieille famille de province, d’un certain John Hawkins, amiral fameux, qui fut fait chevalier sous le règne d’Elisabeth. Sa mère Betsy Rogers était la fille d’un marchand de l'Ouest demeurant à College Green Bristol. Ayant un père versé dans les langues et une mère pianiste habile il est naturel que John Payne ait eu les deux talents à un haut degré.

. Il était l’aîné de six enfants dont trois filles qui s’appelaient : Annie, Nora et Frances et deux garçons William et Harry.

On l’envoya tout jeune à J’école d’un certain Mr Pearce de Pembridge Gardens, Westbourne Park Londres. Comme son contemporain Swinburne, qui, à l’âge de treize ans, avait déjà quelque connaissance des écrivains obscurs du xvi® siècle, comme Nables et Marlowe, Payne fut précoce lui aussi. A dix ans il traduisit quelques Odes d’Horace, et à douze ans il écrivit un poème d’après les « Lays » de Macaulay, sur l'invasion de la Grande-Bretagne par César. Mais moins heureux que Swinburne qui pouvait mettre à profit l’éducation acquise dans un collège et à l’université, il fut forcé de quitter l’école de bonne heure. Son père, en effet, avait éprouvé des pertes d'argent considérables, et il dut lutter

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