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ses entretiens avec Mr Wright sont intéressantes par leur finesse critique. C’est un trait caractéristique de tous les poètes victoriens et romantiques, qu’ils étaient des critiques perçants de leurs contemporains et ils servaient de preuve vivante à l'opinion de Baudelaire qu’« il est impossible qu’un poète ne contienne pas un critique ». Coleridge marcha le premier dans Biographia, Literaria vers une critique plus élevée de la vraie fonction de la poésie et Matthew Arnold, parmi d’autres, avait élargi la portée d’une telle critique. Payne ne fit pas exception. Son érudition profonde, son talent de traduire de dix-sept langues différentes, son penchant vers la philosophie le mettaienten mesurede faire de bonne critique. Selon lui, Nietzsche fut poète aussi bien que philosophe, et fut le seul qui ait poussé à sa fin logique la remarque.de Bacon « morals are a fable agreed upon ». Il faisait trop peu de cas de Blake, le jugeant un vrai contrefacteur de Dante dont il n’atteignait pas la sublimité. Il admit que Dante et Spenser furent plus que tout autre ses inspirateurs. Il crut que quelques-unes de ses poésies qui furent publiées après sa mort dans The Way of the Winepress étaient exal-
tées non pas «tristes » — «Jenseits von Gut und Bose » comme dit Nietzsche. Il proposaunedevisepour son dernier volume — un vers de Shelley — « He has outsoared the shadow of
our night » (Il a plâné au-dessus des ténèbres de notre nuit). Il a parlé du journal de Marie Bashkirtseff « comme du monument de la vanité la plus morbide qu’on puisse trouver! ».
Tout en admettant que ses premiers vers sont inspirés de Tennyson il est un peu sévère dans son jugement. Dans l’aulobiographie il dit : « Avec toutes ses grandes qualités, il ne m'a jamais paru poète du premier rang. Il a dû sa renommée, surtout à la façon dont il a flatté les faiblesses de la petite bourgeoisie intellectuelle, et à sa ruse d’idéaliser dans un optimisme grossier l’évangile le plus cru d’un matérialisme déguisé. Un critique français l’a décrit comme un faiseur de chromolithographies, plutôt qu'un vrai artiste, et