‹ John PayneChapitre 28 sur 105 · SES · texte numérisé non relu

SES

peu de cas de la version des Mille el une Nuits de Lane, surtout parce que celui-ci, s’agenouillant devant l'opinion pudibonde, avaitomis beaucoup de contes caractéristiques tels que « Le marchand d'Oman », « Dalila la rusée », « La femme du joaillier », « Mesrour », « Kamar ez Zeman », « Omar fils de No’man » et « Abul Hassan du Korassan ».

Il a omis presque la moitié des contes insérés entre les plus longs récits des Mille et une Nuits.Son style, quoiqu'il manque de nerf et prête à la critique, a un air d’antiquité et s'accorde avec le texte arabe.

Sa version cependant parut tout à fait fade et banale auprès de la version pénétrante de Payne. Le traducteur de Villon, déjà fameux à cette époque, écrivant en un anglais excellent et maniant une prose impeccable et énergique, psychologue pénétrant et raffiné ayant le don des langues, distança tous les traducteurs précédents par la fidélité et l’art de sa version des contes rabes.

Ses qualités de style sont à l’aise pour faire revivre le texte original et son œuvre est restée incontestablement le modèle des versions anglaises.

Burton, après en avoir lu beaucoup d'épreuves fit imprimer sa propre version. Il est évident qu’il a mis largement Payne à contribution, et le mérite principal de sa traduction réside dans ses notes copieuses qui sont pour la plupart d’une nature pornographique. -

La version de Payne, malheureusement, n’a pas de notes. La plus récente traduction des Mille nuils et une Nuil est celle que le docteur J. C. Mardrus a fait paraître en 15 volumes etqu’il a dédiée à la mémoire de Stéphane Mallarmé. Elle a paru en 1899 et pendant les années suivantes. Dans un avant-propos les éditeurs exposent que c’est la première fois qu’on offre au public en Europe une traduction complète et fidèle de «ALF LAILAH OUA LAILAH (Mille Nuits el une Nuit) depuis les éditions anglaises non expurgées de Payne, qui parurent en circulation privée et sont aujourd’hui introuvables. Le docteur Mardrus eut recours principalement au texte égyptien de Boulak, mais il pouvait recourir aux

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