‹ John PayneChapitre 36 sur 105 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

FitzGérald :

€ A book of verses underneath the bough À jug of wine, a loaf of bread — and Thou

Beside me singing in the wilderness — Oh, wilderness were Paradise enow » —

Mr Thomas Wright dans son volume Hearts Desire — qui va paraître — recueil choisi des différentes versions d'Omau Khayyam qui concernent Saki, le bel échanson — a réussi à faire un volume de beaux vers mélodieux, fidèles au génie du Roubayyat. Il fait ressortir une qualité d'Omar Khayyam qu'on cherche en vain dans le livre de FitzGerald, c’est-àdire son humour.

Voici une stance caractéristique :

« The moon over the meadow in majesty rides.

So sing in the moonlight for some times she hides In à cloud. From à cloud she tomorrow may peer But we may not be here, love, we may not be here. »

Le Omar Kheyyam de Payne est la traduction complète de l’œuvre du poète persan. FitzGerald se contenta de dépeindre le sage de l'Orient comme étant seulement le mélange des philosophies du vin et du « carpe diem ». Payne le montre dans toutes ses humeurs, et dans son introduction fait remarquer l’origine indienne de sa philosophie et son panthéisme védique (voir quatrains 175, 192, 691, par exemple). Omar Khayyam prêcha la pratique de la morale dans sa signification essentielle de sympathie universelle, comme la première nécessité d’un sage, et il plaida toujours la tolérance religieuse.

Comme on a déjà dit du Hafiz de Payne, on peut répéter de son Omar Kheyyam : il restera à coup sûr le livre auquel se reportera l'amateur anglais.

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