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première fois en 1905. Quoique timide à l’excès, il pouvait s'emparer de la conversation dans une réunion à cause de son ardeur exagérée, et de sa volubilité. Il semblait à cette époque plus celte qu’anglo-saxon d'apparence et de tempérament.
Petit mais leste et fougueux, il marchait rapidement dans ses promenades. Dans ses tournées à pied sur le Continent, ses sœurs se plaignaient sans cesse de son manque de bonne grâce; il les laissait loïn derrière lui. On peut citer ici un exemple de sa bizarrerie. Quand sa sœur Frances se maria avec le lieutenant-colonel E. W. Grenville Byam, au mois de septembre 1890, il se fit faire un habit pour l’événement, le revêtit le jour de la noce, mais au lieu de s’y rendre, envoya un voisin « voir le spectacle pour lui en rendre compte! ».
Avant l’année 1868, il devint un habitué de 36 Fitzroy Square,maison spacieuse de Ford Madox Brown. Il y rencontra plusieurs préraphaëlites, William Morris, Dante Gabriel Rossetti, William Michael Rossetti, Christina Rossetti, et Mrs William Morris dont la grâce, le charme et la beauté frappante, furent immortalisés sur les toiles de Rossetti. Chez celui-ci, on faisait toujours bon accueil au « Triumvirat ». C'est là que Payne rencontra Theodore Watts-Dunton l’auteur d’Aylwyn, etc., qui fut plus tard le compagnon dévoué de Swinburne. Il y rencontra aussi l’excentrique Trelawny. qui se promenait toujours sans bas et aimait surtout à briser la glace pour prendre son bain matinal. À ce cercle d'amis et de connaissances Payne dut quelques critiques salutaires et de vrais encouragements pour ses premiers essais poétiques. Cette influence ne fut pas sans résultat, quoiqu'il rejetât en partie leurs conseils, refusant de se borner à la ballade:.
Un volume de sonnets écrit en 1868-9 et envoyé à l’impression, ne fut pas imprimé par suite de la guerre francoallemande (1870). Par une ironie du sort son dernier volume The Way of the Winepress ne put pas non plus être imprimé