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Lettre de D. G. Rossetti à Payne, le 7 novembre

bar suite de l'ouverture des hostilités en 1914. Les sonnets écrits en 1868-9 furent publiés plus tard sous le titre d’{nlaglios. Son second volume de poésie The Masque of Shadows (le masque de l’ombre) parut au mois de septembre 1870. Ce volume contenait quatre balades parmi lesquelles se trouvait The Rime of Redemption, cité par un certain écrivain! comme « la fantaisie la plus terrible de la langue ». Payne envoya des exemplaires de The Masque of Shadows à Browning, à Matthew Arnold, à Madox Brown, à Rossetti et à Swinburne. Rossetti et Madox Brown en firent un éloge sans réserves, tout en lui reprochant, pour lui être utiles, certaines fautes qu’ils croyaient telles. On ne possède pas les réponses de Browning ou de Swinburne. Payne qui avait . grande envie de rencontrer celui-ci, obtint ce qu’il avait tant désiré, avec l’aide de Madox Brown. Payne et Swinburne se rencontrèrent le 9 juillet 1871, et tout de suite lièrent amitié. Mr Wright dans sa biographie rappelle la réception d’Intaglios par Swinburne, et raconte sa conversation avec l’auteur d’Atalanta en 1906. Swinburne lui dit : « Je me rappelle bien l’incident. Deux jeunes poètes m'ont envoyé leurs premiers volumes. C’étaient O’Shaughnessy et Payne. Les poésies de celui-là, n'avaient pas de mérite mais j'ai vu tout de suite que Payne était un vrai poète. Son Rime of Redemption est un chef-d'œuvre. Le volume de sonnets Intaglios dont la publication fut retardée par l'ouverture des hostilités parut en 1871. La dédicace en fit grand plaisir à Théodore de Banville et il écrivit : « J’ai été fort touché de l’honneur que vous m'avez fait, et je suis extrêmement fier d'accepter la dédicace de vos vers admirables ». Matthew Arnold, l’apôtre de Wordsworth, malgré la contrainte classique inhérente dans son œuvre, écrivit le 28 juin 1871 en accusant réception de son exemplaire: « Ce volume a répondu à mon attente qui fut considérable, d’après ce que j'ai entendu dire, et ce que j'ai déjà vu, du pouvoir indénia-

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ble que vous y montrez pour la phrase et pour la pensée poétique »; Swinburné décrivit les sonnets comme « exquis et limpides » Ford Madox Brown jugea le sonnet sur Rabelais et ceux intitulés Winter Roses de premier ordre’; D. G. Rossetti signala douze sonnets qui lui plurent particulièrement. L'œuvre fut louée par la presse anglaise et aussi de l’autre côté de la Manche. Le journal The Examiner dit à propos de l’auteur : « Excepté Mr Rossetti, Mr Payne est presque le meilleur sonnettiste que nous ayons eu depuis que Mrs Browning publia ses Sonnels from the Portuguese ».. il écrit en poète, se rendant maître des difficultés et satisfaisant aux exigences du sonnet avec une grande habileté ». Le Civilian déclara : «Nous ne connaissons, en effet, nuls sonnets récents, qui surpassent /nlaglios pour la beauté de l’idée ou la perfection de la forme. »

On pourrait citer d’autres éloges de la presse anglaise mais vu que le peu d'espace de cette monographie s’y oppose, ceux-ci suffisent. Théodore de Banville dans le National paya son tribut au don poétique de John Payne. Dans une analyse des trois volumes /nlaglios ou Camées, Le masque de l'Ombre et Les chants de Vie et de Mori, il affirme entre autres observations « une brume anglaise? Non, mais la vapeur diffuse du plus adorable jet d’eau lyrique qui va se perdre dans l’air lumineux du ciel. On sait pendant ce tempslà qu’on songe irrésistiblement à la vie, aux adieux, à la mort, aux fleurs, à tout ce qui fait le fond de notre âme. Tout ceci est absolument « genuine » comme on dit en Angleterre. » La Renaissance déclara : «.. Nous avons pris un plaisir particulier aux visions de John Payne. Il nous a ouvert son âme de poète, et nous y avons pénétré comme en pays nouveau, où chantent les mélodies inconnues,où s'épanouissent des floraisons surnaturelles. Là tout est subtil et raffiné... il a, pour employer son langage, pressé son cœur comme une grappe mûre, et il en est coulé de la poésie, de la vraie

poésie. Que ceux qui n'aiment pas cette liqueur là aillent se désaltérer ou s’enivrer ailleurs ».

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