‹ John PayneChapitre 57 sur 105 · RUE 7 AE · texte numérisé non relu

RUE 7 AE

né nes a AN RARE €I will drink.

Life to the less; all times I have enjoy’4

Greatly, have suffer’d greatly, both with those

That loved me, and alone... »

Il est difficile, dans cette constellation de beaux vers, de distinguer aucun poème par un éloge particulier. Moth Flighis est presque autobiographique et Zntroit, The Pantheïsi, Etiamsi omnes ego non, Love for Love, The unknown God, Nisiwarä, The Last Strenght, Life’s motive Force, Consistency, Drunk or Sober, The Olympians, Lux Indica, The Souls Veniures, et le sonnet adressé à Leconte de Lisle, sont tous animés également d’un esprit philosophique et d’un génie musical. |

Son appréciation de la poésie.

Payne a donné un aperçu de ses idées sur la manière de faire les vers, dans son autobiographie”. Sa méthode s’accordait avec l’opinion de Wordsworth dans sa Préface. « Toute bonne poésie est le débordement spontané de sentiments puissants ».

Le trait caractéristique des vers de Payne est la spontanéité. Jamais il ne suivait le conseil de Boileau, jamais il n'avait le désir ni la patience de les polir. Ne le regrettons pas, parce qu'il est bien probable qu’il n’eût pu les embellir, tant ses vers sont clairs et éloquents. |

Selon son biographe, c’est un poète orphique3 que Payne, qui écrivit en ses meilleures inspirations dans l'oubli du monde, dans l’extase de son jaillissement. Comme Shelley, sa poésie fut l’affleurement inévitable de ses études profondes et de sa nature repliée et méditative. Çà et là, dans ses poèmes, il explique comment en lui la poésie est inévitable. Dans le

1. Je veux boire la vie jusqu'à la lie : toujours je me suis réjoui grandement, toujours j'ai grandement souffert, et avec ceux qui m'’aiment et seul ». : &. Comparez, chapitre 1er, p. 39.

3, Life of John Payne, T. Wright p. 124.

« Postlude » de The Romauni of Sir Floris, il dit à propos des poètes

« For we who sing, we may not know Which we shall take and which refuse Of all the thoughts to us that cry For utt’rance and delivery.

So the sweet thoughts lie

And gather harmony

Within their secret hearts that sing Until at last the hidden thing

Swells up into à sea of song

And out perforce the sweet words throng Like song birds bursting from the break When Spring unkisses the flowers’ eyes ».

Il chante ainsi dans The Almond Tree :

« Like to some poet in whom his youth is hot And needs must flower in rhyme, or e’er it leaf in prose ».

Car 1l pense qu'il est peut-être des gens dans ce monde de matérialisme et de souci qui feraient bon accueil à sa muse. Une belle espérance s'exprime dans Anima cum animo

« Some faces me thought, I shall find that will glow when they [greet me

Some hearts that will throb, at the sound of my songs with de- (light.

Some hands that will stretch over mountain and sea scape to meet [me

Some eyes at the sight of my name that will sudden wax bright ».

Il a conscience de la fuite inéluctable du temps, et il a quelque espoir que ses vers vivront après sa mort : |

« I sing yet while as FE may Some day I shall cease maybe

I shall live on yet, you will see *».

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