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Pope, Dryden, etc

2, The Excursion, livre IV; Wordsworth.

envers la nature, plutôt qu’envers l’homme, sa révolte contre l'autorité, sa défense de la liberté politique, son examen approfondi des prétentions de la science, tout tendit à le rendre de plus en plus apte aux rôles de prophète et de philosophe. Byron, Walter Scott, Wordworth, Coleridge, Shelley, John Dyer, James Thompson, William Collins, Blake, Cowper, tous contribuèrent par différents moyens à élargir l’horizon du poète. :

L’ère victorienne se signale par cet esprit de spéculations continuelles et d'inquiétude philosophique. Les progrès des sciences demandèrent une évaluation nouvelle de tous les principes acceptés. La vue matérialiste du monde, résultat de la prospérité due à la révolution industrielle, produisit comme réaction un réveil religieux qui eut son commencement dans le High Church Movement en même temps qu’une révolte contre le laid et le sordide qui se manifesta par le mouvament esthétique des Préraphaläites. Tennyson, Browning, Arnold et d’autres avaient toujours lutté pour réconcilier la foi religieuse avec les usurpations toujours croissantes de la science dans ce domaine. Tennyson dans son poème revêt la foi de

« Behind the knowable is dimly visible the DANONE »

Le rôle politique des poètes de l’ère nouvelle dans la défense de la liberté italienne par Browning, Mrs Browning et Swinburne. FitzGerald, héraut de la littérature de l’Orient, éveille l’intérêt général. Le paganisme dans les ouvrages de Swinburne, Francis Thompson nous apparaît une contre-partie à l’attitude orthodoxe de l’époque victorienne envers la religion établie. Nulle phase de la vie, d’après eux, n’était au delà du domaine du poète, et Payne, victorien par excellence a naturellement exprimé dans ses poésies ses propres idées sur les problèmes de son époque et par conséquent sa philosophie. s

L’attitude d’un homme envers la religion décide pour lui ordinairement la catégorie et l’essentiel de sa philosophie, et cela. étant, c’est un point de départ commode pour s’en-

‘quérir des relations de Payne envers la pensée religieuse de son époque. D’après ses conversations qui nous ont été rapportées il est évident qu’il ne voulait point traiter la religion comme matière de discussion quoi qu'il causât volontiers sur la Bible.

Dans une lettre à son amie Miss Fisher du 20 décembre 1866, et aussi dans sa réponse à la critique de Ibn et Tefrid par son biographe le 8 août 1908, c’est-à-dire quarante-deux ans plus tard, Payne montre s:n attitude envers le christianisme. Dans la première il éc:it à propos de sa visite à la cathédrale catholique de Moorfields à Londres la veille de Noël «... je suis sûr que nul chrétien — dans le sens conventionnel du mot, siabsurdesoit-il, — comme si quiconque aime la bonté et la beauté n'était pas disciple du Christ, quelle que soit sa religion — ne peut regarder ce temps avec plus d'amour ni plus de vénération que moi, et je suis encore plus certain que bien peu d’entre eux éprouvent dans toutes ses dépendances, les mêmes délices exquises et irréelles que moi ». Dans la dernière il dit : « Vous savez sans doute, que je ne suis point pour le surnaturel. Si je croyais en votre Tout-Puissant (lequel, à vrai dire, n’est pas plus digne de respect et de considération qu'aucun autre des dieux inventés par la faiblesse et la sottise de l'humanité pour son propre divertissement, et son embarras) mon attitude envers lui ne serait pas celle de Job (qui fut assez bon enfant et vrai pessimiste à sa façon: «But though he slay me, yet will I scorn him») mais l'attitude nécessaire d’un philosophe qui sent que l’âme est la seule chose immortelle, et qui par conséquent se trouve du côté le plus proche de Dieu et de toutes les religions — jenseits aller Gôtter — Quant au pessimisme, l'optimiste ressemble à l’autruche traditionnelle qui enfonçant la tête dans le sable de la théologie s’imagine être invisible parcequ'’elle ne peut voir. L’optimiste a peur deregarder en face les faits de la vie, parce qu’ils sont désagréables, et ainsi il se narcotise dans la passivité heureuse et souhaitée, et s’engourdit par l’emploi d'opiacés de la théologie et de la métaphysique, tels que saint Paul, Tennyson et Browning.

Le mot pessimiste est un sobriquet niais, que l’optimiste donne au penseur indépendant qui est arrivé à la vérité par une agonie et une sueur de sang d'effort intellectuel et par une souffrance morale inconcevable à son libelliste, et qui a eu le courage triste et austère de regarder la vie en face, et d'accepter son bien et son mal, comme méprisables tous les deux, trouvant son seul soulagement dans la nature, et dans ce pouvoir tragique du rire, ce qui seul, pour un homme comme lui, rend la vie possible dans ce monde hideux. Son attitude envers l'humanité n’est pas celle de la haine, mais celle de la pitié, de l'amour et du mépris... Nul bien spirituel n’est jamais venu de l’optimisme. Celui-ci est nécessaire pour accomplir l'ouvrage mécanique et matériel de ce monde (si le « servum pecus » pouvait envisager la vie telle qu’elle est, n’étant pas assez vigoureux pour rire et pour vivre il mourrait de désespoir); mais toute la besogne spirituelle, toute la grande œuvre artistique et intelligente de ce monde, ont été faites par le prétendu pessimiste depuis Job l’Ecclésiaste jusqu’à Platon Wagner et Schopenhauer »

Il a exprimé ici, non seulement son attitude envers le christianisme, mais envers toutes les religions établies. Il s’est exprimé d’une façon pareille dans Eliamsi Omnes Ego Non :

« Men only by faith’s opiate fumes unmanned Thus bow the knee to kiss the blind brute hand Of deaf omnipotence, that begets and slays.

None such am I, love neither dread nor trust.

I feel for that vast Fear, that hides Heaven’s light From us, that friends our lives unto the dust And but by scaith and slaughter shows his might Still though he slay me, at my slayer grim

TI scoff and perish, proudly scorning him ».

Bien que ceci ait l’air d’un paradoxe, Payne fut d’un naturel religieux, malgré son mépris pour la théologie et pour le dogme. Auguste Comte a défini la religion comme « ce qui unit les convictions soit à Dieu, soit au devoir» et Huxley,

comme « reverence and love for the ethical ideal and desire to realise that ideal in life ». |

Payne marqua son attitude envers la religion par son idée de l’unité des choses et du but moral de la vie. Dans son attitude esthétique envers la religion, il se montre le descendant direct de Platon, par Shelley. Payne sympathisa avec Shelley, dans son attitude envers la vie, dans sa répugnance pour l'idéal hébraïque et pour toute sévérité et tout formalisme en morale. Payne, dans sa jeunesse, aimait, Shelley, Keats Browning et Vaughan.

Platon et Shelley (liseur acharné dont les compagnons habituels étaient des éditions portatives de Platon, de Plutarque et d’Euripide)crurent dansune puissance transcendantale et immanente, qui se manifeste du dedans, dans toutes les formes de la vie,

« Which wields the world with never wearied love. Sustains it from beneath and kindless it above

And bursting in its beauty and its might | From trees and beasts and men into the Heaven’s light. »

aussi.

« The One remains, the many change and pass 5 ».

C'était la même appréciation esthétique du beau qui attira Payne et l'étudiant expulsé d'Oxford à cause de son traité, « On the necessity for Atheism », vers cette conception de Dieu, exprimée par Shelley dans le vers

« That beauty in which all things work and move ‘».

1. « Le respect et l'amour pour l’idéal éthique et le désir de réaliser : et idéal dans la vie ».

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