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Le héros d’une pièce renommée de Sir James Barrie

2. Humorislica, 2° série, une parodie d’un vers d’un hymne anglais bien connu : « !’d love to be an angel, and with the angels stand ».

3. Sonnet. Heinrich Heine, The Way of the Winepress, J. Payne, p. 73.

€ Burton » dit Payne, « croyait avec moi, que Te catholicisme romain était la meilleure forme du christianisme pour le menu peuple, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent penser par eux-mêmes et quiveulentque la morale soit enveloppée dans une mythologie sucrée. Il fut tout à fait d'accord avec l'opinion que j'ai exposée que le mahométisme est meilleur encore pour le bas peuple, voire même la meilleure de toutes, étant la seule religion de morale pratique et presque exempte des deux grands éléments démoralisateurs, c’est-à-dire, le dogme et le cléricalisme. Il crut, avec moi, que le mahométisme allait, dans un avenir prochain, remplacer comme religion populaire le christianisme qui n’a aucune valeur pratique comme agent de morale ».

Payne imprégné de la littérature et de la pensée de l'Orient, romantique impénitent, comme il s’appela une fois, devait s'opposer au culte de la raison et subordonner l’ intelligence à à l'art dans le pouvoir de révéler la signification de la vie. Dans sa jeunesse, il se passionna pour Emerson. Plus tard il gravita vers un esprit philosophique avec lequel sympathisait sa nature, Schopenhauer, esprit saturé des’ dogmes pleins d'idéal de l'Orient. Payne subit profondément son influence et entre ces deux esprits remarquables, il y a de certains rapports. Tous deux simulaient plutôt qu’ils ne l’avaient, du mépris pour le genre humain, tous les deux, cependant, furent parfois jaloux de l’approbation. Ni l’un ni l’autre n’ont réussi à exercer sur leurs contemporains une grande influence, ils ont cru tous deux qu’on leur rendrait justice quelque jour. Payne chante dans le sonnet « Somé

Day » :

« My songs and I.

We have too long, gone begging by the way \ But this I know, the world will hark some day ».

Ils se passionnaient également pour la musique, et furent un peu portés à croire aux revenants et à la seconde vue, ou à l’indulgence envers cette croyance. Tous les deux ex-

pliquaient leur insuccès, non sans raison, par les ruses habiles de leurs rivaux heureux. Platon attira les deux hommes, surtout par sa doctrine persistante que le monde extérieur toujours changeant n'était pas la seule réalité.

Bien avant Platon les sages de l’Inde avaient exprimé dans les Véda leur conception de ce monde des sens, comme étant Mâyà ou Illusion, et la vie dans tous ses aspects variés comme étant un rêve, dont peut seule nous réveiller la vraie connaissance. Payne trouva dans les Véda et dans Schopenhauer un refuge pour son âme ambitieuse, au delà des temples du Dieu anthropomorphique de la foi chrétienne.

« Wherein entrenched he dwells ’gainst doubt and fear The inexpugnable City of the Soul. »

Ses pensées sur le Ciel sont exprimées dans les vers :

« Beyond the bounds of Number Time and Place We soar, the creeds the heavens of the mind Melt into air, and only leave behind

The immeasurable silences of Space ? ».

Le premier vers rappelle la belle poésie de Tennyson, c’est-àdire Crossing the Bar. Payne dans un sonnet New Lamps for Old déclare que, selon lui, le christianisme est mort :

« The lamp of Christ will never more reglow Jehovah, Allah, Brabma, Zeus, are dead To live no more. »

Tout en admettant qu'il faut « au troupeau quelque espèce de foi » « for those who cannot breathe the Alpine air of thought austere » il insiste pour que cette foi soit sans prétre !

« Pure of that poisonous parasite which feeds And fattens on men’s spiritual needs ».

1. The Last Strength, The Way of the Winepress, J. Payne, p. 97. 2. Sonnet, The two Heavens, The Way of the Winepress, p. 4. 3. « Pour ceux qui ne peuvent pas respirer l’air alpestre des pensées austères. »

Ceci rappelle le jugement de Nietzsche, que les prêtres ont, jusqu'ici, vécu d’engourdir les peines humaines avec leur narcotique.

Payne cependant, reconnut la personnalité merveilleuse du Christ. Il dit, à son biographe, dans un entretien : « Tout le monde doit reconnaître le charme.infini de la personne du Christ. Il a revivifié les vieilles vérités, par exemple l’idée de la justice divine ». Il dit dans une de ses premières poésies Santa Cecilia :

« Theology will not bring down to earth The Blissful heaven, nor exalt us there If Christ had only talked theology

Where had been all the beauty of his life ».

Payne emprunte une perle de sagesse à la doctrine du christianisme pour orner sa profession de foi. Dans un sonnet The Kingdom of Heaven, il dit :

« The Kingdom of Heaven is within you, whereon we may found The faith of the Future, the lasting, the life giving faith !.

Payne n’était point porté vers le surnaturel, et il ne pouvait attendre, en dehors de lui-même, aucune explication, aucune lumière sur l’avenir de l’homme et sur sa raison d’être.

« Seek in thyself friend. Nowhere else thou’lt find God, Heaven, Hell, Time, Place, Number, save in thee These are the creatures of the imperial mind ? ».

Il semble d'accord avec. Schopenhauer quant à l’impossibiité d'acquérir aucune connaissance autrement que par la conscience intérieure et extérieure. lei Payne parle en positiviste et rappelle le paganisme triomphant de son ami Swinburne dans le Hymn of Man.

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