Id., p
Dans Lonely Souls se trouve la même idée.
« .… Their thought with other men they may not
[share.
They look for help and solace unto none
But the inarticulate creatures of the air
And earth, the birds, the breeze, the rain, the sun Flowers trees and unto those excepted where.
Shall their lone souls return, when Life is done ? »
Il regardait la mort, non seulement, comme un agent destructeur, mais comme un agent semeur, car dans la main de la mort se trouvent les semences d’une vie future, et dans cette pensée doivent résider notre fermeté d'esprit et notre résignation.
«ates with death if all be done for thee
All will be solved in sleep, and if again
Thou live, thou wilt have purged been in Death’s sea Of all remembrance of joy and pain ».
La même idée est renfermée dans le sonnet The Last Infirmily :
« Nor do I look for justice after death All for life ended is with ’scape of breath.
But now, my last once looked upon the sun If I relive, I shall be no more I. »
Il voit pourtant la possibilité d’un avenir plus radieux dans
« And so when mild Death frees The soul from life’s disease
Of strife and SOrrowWing
In glass of memories The new hope looks and sees Through death a brighter Spring !. »
Îl ne jette pas tout espoir par-dessus bord, et il veut que dans le royaume immortel de
CRE meadows bright with other wordly beams Pastures the soul, where I no more is I.
And there no question is of How or why No thought of Life and Death, of Is and Seems : ».
il lui soit permis de demander
«…. Is hope in vain That ye will one day, rising up again Find incarnation in some bright new birth Whew the great tide of Time gives up its dead ?. »
Il est évident que Payne croit que rien en dehors de la conscience de l’homme ne peut expliquer ce que c’est que la vie, car il nous dit dans Jbn et Tefrid :
« No trace of à life after death is that mortal. Can track.
None ever to tell us what waits in Death’s portal ! Came back ».
Pour cette croyance toute théologie lui était inutile, et la théorie indienne qui attribue à chaque individu son propre dieu, était un appel à la conscience qui ne parut pas à Payne aussi bête ni aussi ridicule qu’à beaucoup d’esprits en Occident. Dans Lux Indica il compare au désavantage de l'Occident sa grossièreté avec les lumières de l’Orient
« To each his God, to wit, let each the light Follow of his Soul o’erdarkened by no wraith Of man made deity, no priest wrought rite And by the fruits be judged of his own faith ».
1. Dream and Vision. The Way of the Winepress, John et p. 65. 2. Eclusive Thought, 1d., p. 64.
- Ibn et Tefrid écrivain persan prétendu et imaginaire de Demawend dans l’Irak, qui n’est autre que Payne lui-même, exprime ses pensées les plus pénétrantes, les plus pessimistes, et nous montre à nu tout le trouble de son âme. Ce masque oriental, expédient littéraire, avait été porté par d’autres, parmi lesquels fut Sir Richard Burton son contemporain. Celui-ci se déguisa en Kasidah of Haji Abdu El-Yerdi auteur de Tales of the Genii.
Les observations de Ibn et Tefrid dans la préface sont un commentaire d’une ironie écrasante de ses propres expériences littéraires, que lui infligèrent les « reviewers » et des commentateurs de l'Occident; elles contiennent même un certain nombre d’allusions biographiques. A tout prendre le poème n'est qu’un triste commentaire sur la vie d’un homme sensible, d’un naturel idéaliste et qui est désenchanté. Ce qu’il a dit au sujet de Ibn et Tefrid peut s’appliquer à lui-même. À propos de Ibn et Tefrid il dit :
« Le fer du modernisme est entré profondément dans son âme, et la gangrène qui en résulte avait grandi et rejeté tous les remèdes surannés qui ont suffi à une génération plus simple et plus sophistiquée ». Ses vers épandent parfois du sang, goutte à goutte, mais généralement c’est du sang mêlé de fiel et d’absinthe amère, dans l’ardeur de sa protestation contre le système défectueux des choses.
Il est certain que Payne n’a su guère s'empêcher quelquefois de dire tout haut, avec une extrême amertume, combien lui avait été pénible le traitement d’une partie considérable de la presse, quoiqu'il fût trop fier et trop philosophe pour déclarer la guerre ouvertement. Il avait l'habitude de railler ses ennemis comme bon lui semblait, dans les notes au bas de la page de ses traductions, par exemple dans Omar Kheyyam et dans les Mille Nuiis et une Nuil. Quelques exemples tirés de bn et Tefrid suffiront pour montrer son désenchantement cruel et le dépit qui en résulta. Quoique la plus grande partie de ses vers aient rapport aux problèmes sérieux de la vie et soient pleins de cette tristesse qu’évoque parfois la lune mystérieuse, on ne doit pas supposer que Payne igno-