‹ John PayneChapitre 79 sur 105 · ES CES · texte numérisé non relu

ES CES

rât l’extase de la joie. Il a su rire parfois dés contrastes de la vie avec une franchise rabelaisienne. C’est l'accent philosophique de Ibn et Tefrid, la recherche froidement impartiale de la vérité, qui maîtrisèrent son esprit à la Ariel déjà « cribbed, cabined and confined! » et contraint, de s’abaisser à des choses qui étaient pour lui nauséabondes et odieuses. Cette recherche passionnée de la vérité eut encore cet effet de le forcer à se retourner contre les nécessités de la vie matérielle contemporaine qui étaient pour lui comme des geôliers détestés. On sent la présence de cet esprit dans ces versci :

« J’ve always accounted this earth where we languish for Hell

It answers the picture of it and its anguish so well

Ah would that Time, back to the days of Firdausi The page

Would turn and deliver our souls from this frowsy New age. »

« Our present day people would barter for money The Swine

Their fathers and mothers, and heaven’s milk and honey And wine. » S

Payne ou Ibn et Tefrid s'était déjà débarrassé de l’épicurisme à la Poco-Curante, de l’école dithyrambique et fut imbu de la philosophie du Véda plutôt que de la philosophie hédoniste et du « carpe diem » de ses prédécesseurs disciples d'Omar. Tory enragé de la vieille roche, admirateur passionné de la vieille constitution son hostilité en politique contre Gladstone et le radicalisme se manifesta sous le nom de Ibn et Tefrid.

« Our fathers folk say, sun and stars would kow-tow to : And log

1, Shakespeare.

- :But, at least, they were never such beasts as to bow to À hog. »

La signification du mot « hog » se trouve dans une note au bas de la page qui l’explique ainsi : —— « la canaille sacrosainte adorée par le radicalisme moderne ».

« T’d rather be ruled by a king, than a carter of dung.

At least he’d be sweeter of smell and not tarter of tongue.

l’m used to see, Muselmans given to bacon And sack.

But when they say « Fellah » spells « Allah » T’m taken Aback. »

Payne explique que le vin et le porc sont défendus par la loi mahométane etle mot « Fellah » veut direrustre ou payesan. C’est une adaptation satirique du « Vox populi vox Dei ». On pourrait citer maints exemples de son mépris et de sa méfiance enracinée pour le radicalisme naissant, et pour la démocratie. Son pessimisme et sa lassitude de la vie se montrent au comble dans le quatrain qui suit :

« I want a new earth, and new heavens but I doubt it II:

Were God now to say to me : « Come set about it Should try. »

Mais au fond de son pessimisme retentit une note de défi vaillant et résigné qui rappelle Nietzsche. Celui-ci s’écria une fois qu'il n’y a que des Anglais pour chercher le bonheur comme but.

« With schemers consort not, for happiness seek not But peace

The worst of the puzzle (to sum up the matter) Is while

Thou livest, to take what Life lays on.thy platter And smile Repine not for loss, worth the true man's te

Is nought.

Look Fate in the face, and fare on without fretting Of thought. |

car, « though all upon which thou reliest forsake thee! » on peut s’écrier quand les affaires vont de mal en pis.

« Friends of fate, I a worm, that for death was born you Defy.

Though you hound me from birth unto death I can scorn you And die. »

Sa conception de l'amour.

‘Dans ce qu'il en dit le poète révèle son attitude générale envers la vie et l’évolution de ses pensées depuis la sensualité dans la force de la jeunesse, jusqu’à l’essence nn ee de l’amour au seuil de la vieillesse. Il ne ressemble pas à Swinburne qui ne rétracta jamais les sentiments païens de sa jeunesse.

Payne entraîné par son idéalisme, traverse toute la gamme de cette émotion depuis le cri passionné de

« We were lovers in our day, we loved because we must : Because of the heat in our hearts, that soared to the skies Like à spire ».

à travers les vingt-deux années d’une agonie de regret pour

sa chère Helen, qui était morte, à travers son aspiration constante à la rejoindre dans une vie future si bien exprimée

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