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Tous les autres plaisirs ne valent pas ses peines

Il est possible que Payne fût du même avis que Lucrêee! que « l’amour »-dans la jeunesse « est une folie farouche, un désir ardent et affamé, qui ne se rassasiera jamais, et qui vous laissera toujours insatiable », mais il se serait certainement opposé à ce double principe cartésien de l’amour, c’est-àdire, l’amour spirituel, et l'amour matériel signalé comme ignoble et méprisable — dualité si bien peinte par Molière dans sa conception d'Armande des Femmes Savanles :

Nous comprenons qu'il ait dit :

« Kiss me sweetheart, the spring is here And Love is lord of you and me

The bluebells beckon each passing bee The wild wood laugbs to the flowered year There is no bird in brake nor brere

But to his little mate sings he

Kiss me sweetheart, the Spring is here And Love is lord of you and me?. »

Contrairement à des esprits païens, tels que Burton et Swinburne dont l’Anactoria retentit des louanges de Sappho, l’amour, en un mot, pour Payne était une force, qui loin de rester dans la prison de la chair, prend son essor comme un oiseau pour voler dans les domaines spirituels de Platon et de Shelley. C’est une attitude toute esthétique et dans Love and Love il montre la progression de l’amour en y révélant, comme l'avait déjà fait Browning avec la clairvoyance de son esprit sensé l’harmonie complète et la parfaite union des désirs de l’âme et de la chair. Payne dit

« For love and the world well lost we lived. You may style it Lust.

But the lusts of the soul and the sense combine in à birth August That dries up the dross of the flesh with the blaze of its bright Desire

1. Lucrelius, livre IV, p. 123, W. H. Mallick,f1911 2. Poetical Worxs, vol. II, p. 198, J. Payne.

When youth in our hearts was hot we poured out our Lives like wine At the altars of Love and Spring, and now that the fiery flood No longer beats in our brain, no longer boils in our blood The love that we lit with sense, burns bright at the spirits Shrine .»

H y avait aussi en Payne quelque peu de ce clair de lune mystérieux dont Shakespeare nous donne le frisson, quelque chose de l’atmosphère de la scène où Roméo s’écrie à la vue de Juliette : « Her beauty hangs upon the Cheek of night, like a rich jewel in an Œthiop’s ear » ou de ces beaux vers de The Merchant of Venice :

« How silver sweet sound lover’s tongues by night Like softest music to attending ears ».

La douceur ineffable d’un amour payé de retour se sent dans la belle ballade de Payne — Sir Winfrith — surtout dans les vers 171-180.

« Before him standeth à maiden hight

With eyes of heaven and looks of light

Ne’er live man looked or a lovelier sight

She gazes on him and he on her

The Spring and Love in them live and stir Youth’s blood aflame with the blossomed year Love to love, longing to longing call

They kiss, in each other’s arms they fall

The night with its curtain covers all ».

et aussi dans les vers où il peint Squire Ebhart, allant en quête des rêves de sa jeunesse :

« Whoever had the kiss Of her red Lips, kiss’d never woman more Having attained the shore Of that supernal bliss the ancient’s sought So long!.»

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