Vigil and Vision, J. Payne
2. Ebb-tide, The Way of the Winepress, J. Payne, p, 47. 3. Ibn et Tefrid Qu. 63, John Payne.
Mais la nature est rusée quelquefois et décembre transi de froid peut éprouver le saisissement chaleureux de juin.
« Ah ! Nature arch deceiver thou
But for thy blandishments of strife
And sufferance and sorrowing
We long were quit but thou com’st now
And with thy soft seductive Spring Cajolest us again to life.
Payne savait que l’amour est un feu follet sans cesse voltigeant, qui échappe toujours à nos prises.
« O bitter Love ! this is indeed
The evil unto life decreed à That man shall seek thee far and nigh And finding thee shall surely die? »
et il reconnut surtout que le véritable amour vaut bien les peines dont il nous afflige…
« Yet love must live by pain If one would win its fragrance to remains. »
Son appréciation des femmes.
Quoiqu'il ait écrit quelques-unes des plus belles épithètes à propos de la femme, il a lancé, aussi contre elle, les épigrammes les plus mordantes. Le thème principal des Mille el une Nuiïls, c’est-à-dire l’abandonnement à l’amour, le refrain continuel de Hafiz et ses amours nombreuses, Shirreen, Cradled-Moon Musk-deer, etc., ne manquèrent pas d’influer sur Payne le traducteur. Il est probable que ses opinions sur les femmes sont tant soit peu colorées par sa connaissance
À Ste Nature The way of the Winepress, J. Payne, p. 47. 2. The Building of the Dream. Poeticai Works, vol. 1, John P 8. 1 p.236 0 SRE
intime de l'attitude de l'Orient envers elles. Dans Jbn et Te- frid on peut entrevoir quelquefois l'air du seigneur oriental devant sa belle esclave (l'attitude de condescendance indulgente envers un inférieur). Le beau sexe est censuré dans :
« God, woman when Heaven and earth he created
Forgot And after thoughts oft by success vindicated (Qu. 46).
Are not ».
Il attaque leurs détours dans ces vers :
« His thought may have, lads in providing with lasses Been kind But why He should make them so crooked it passes My mind ».
(Qu. 47).
et il suggère une excuse pour la femme, en faisant allusion à l’histoire de la création et à la croyance opiniâtre des Arabes, que la nature tortueuse de la femme nous est expliquée par la courbe de la côte d’où la première femme fut tirée.
« Belike he was feared of betraying to Satan The crib
And burried; else sure he’d have waited to straighten The rib. » |
Sa plainte particulière contre les femmes, c’est qu’en général elles aiment et traitent avec tendresse des fous! et que « les femmes sont comme le vin, la récompense du rustre ». Mr Wright observe qu’une pensée pareille se trouve dans Mother Bombie de Lily. « Ce sont les fous qui plaisent le plus aux femmes”* ». L'idée qu’il n’y a pas dé rose sans épine se trouve dans ce quatrain d’'Omar Kheyyam :
« No man in this our world à rose cheeked fair attaineth to But by Fate’s spite, his heart à thorn of care attaineth to ».