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Kaine et Clayton, ainsi que celui du général Seymour entièrement composés de vétérans de l’armée de Marliborough, se trouvaient presqu'anéantis, et l’on reconnut sur la grève deux compagnies entières des gardes de la reine, qu’on distingua à leurs casaques rouges (1).
Quel était le chiffre exact des pertes de l’amiral Walker ? Nul ne le saura positivement, mais ce que l'historien peut rappeler, sans faire erreur, c’est que dès son arrivée à Boston, sir Hovenden demandait au gouvernement Dudley quatre mois de rations pour les 9,385 hommes qu'il amenait d'Angleterre; puis que lors du conseil de guerre tenu sur l'opportunité d’attaquer Plaisance, après le naufrage de l’Ile-aux- Œufs, il déclara ne plus avoir que 3,802 hommes à bord de ses frégates et 3,841 sur ses transports, soit un total de 7,643 matelots et soldats.
Or, d’après le rapport officiel de l'amiral
(1) Vide Charlevoix. Histoire de la Nouvelle-France, Livre XV, page 357.
D'après les numéros des lundi 10 et 23 juillet 1711 du Boston News-Leller, published by authority, les régiments qui étaient embarqués sur les transports de l'amiral Walker étaient ceux des colonels Kirke, Seymour, Disney, Windresse, Clayton, Kaine, ainsi que celui du général Hill. Outre ces troupes, il y avait 600 hommes d'infanterie de marine commandés par le colonel Churchill et un train d'artillerie de quarante chevaux sus les orures du colonel King. Les troupes de milice consistaient en deux régiments levés dans la baie du Massachusetts, dans le New-Hampshire et dans la plantation du Rhode-Island, commandé le premier par le colonel Walton, et le second par le colonel l'honorable M, Vetch,