‹ JoiesChapitre 7 sur 21 · DES OISEAUX SONT VENUS · texte numérisé non relu

DES OISEAUX SONT VENUS

Des oiseaux sont venus te dire

Que je te guettais sous les lilas mauves,

Car tu rougis en un sourire

Et cachas tes yeux en tes boucles fauves

Et te pris à rire.

Des fleurs t'ont promis quelque chose, Car tu leur parlais comme on admoneste, Puis voici que tu devins rose En les effeuillant d'un si joli geste Qu'il en disait la cause.

La mer où s'en vont tes regards en nacelles Te dit elle aussi : « Ton heur te coudoie », Que, te retournant, tu t'épeures et chancelles A me voir, là, tout près, sous les lilas frêles — La mer, ou les fleurs, ou les hirondelles. Ou ton âme à toi, subtile en sa joie ?

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