‹ Jonchée de fleurs sur le pavé du roiChapitre 3 sur 10 · COUCHER DE SOLEIL SUR VIROFLAY · texte numérisé non relu

COUCHER DE SOLEIL SUR VIROFLAY

— O village, ô sa grande rue Où le train du roi dévalait.

Noble France toute apparue :

O, la route de Viroflay !

O notre France tout ensemble, Je vous presse, je vous revois ; Mon œil se trouble, le sol tremble Je suis sur le pavé du roi !

Voici tonner les équipages.

Les vivats, la salve des fleurs ; Tout un peuple sur le passage :

Le pavé tremble, et notre cœur.

— Vive le Roi ! voici Tescorte.

Elle galope un train d'enfer ; Un flot de poussière lemporte Dans comme un ouragan de fer;

Et tout a fui : mais de la Reine, Dans un éclair j'ai revu luire, Hors du carrosse qui lentraîne Loin penchée. 1 adoré sourire;

Et les logis en ont gardé Une clarté presque divine, Que l'astre rouge vient marquer D un saignement de guillotine !

Publié dans les Guêpes de Jean-Marc Bernard.

Page 1