SUR LE PAYÉ DU ROI
Et se démène et fait des mines :
— Quoi, au bois n irons-nous plus ? — Bergerettes Pompadour
Vous irez au bois toujours î
Bergerettes Pompadour, Ménines, petites reines...
( — Si tu rencontres la Reine .'
— Je lui dirai mes amours î) Linons, moires et velours, Courtes traînes, vertugades, Ingénues qui font manières, Toutes fières trottinent Les Violettes menues.
Pour lors en satin mauve et bleu.
Et bouillonnes qui tout frissonnent, Gorisandres chiftonnées, Les Violettes de Parme S'avancent qui nous égrènent (Est-ce le rire, est-ce la larme . ) Les couplets de la Zerline.
Et Piosine, le grand air,
Et la frêle cavatine D'Isabelle au Pré-au:îi-Clercs ;
Bons houx porte hallebardes, La Dame Blanche vous regarde :
— C'est la Jacinthe qui se farde, La Dame Blanche vous entend :
— G est 1 Azalée tout en neige, C'est le Lilas blanc.
Peu loin les Henri III, les hauts seigneurs musqués,
Les Narcisses félins, élégants et corrects, En pourpoint blanc et or, en fraise et collerette De perles rehaussées, Mignons, spadassins au geste suspect...
( — Irons-nous au bois, fillettes ?) Et puis : Mais Apollon se tourne pour tousser...
— Cymbales 1 — Tout s'est éclipsé !
(Est-ce le rire, est-ce la larme?)
Mais j'ai gardé les Pensées,
« Pour que vous pensiez à moi » :
Seine, collier des Valois, Des Orléans, des Capets, Des Bourbons, de tous nos rois, Seine, Seine, auguste Seine, Qui change on ne sait pourquoi, Indescriptible rivière Pense à eux et souviens-loi !
Paru sous une première forme dans Testament de sa Vie Premier e,i^\iis, modilié, dans Jeunes Fleurs.