VIRELAI TRIOMPHAL
— Ils tiainent dans leurs rangs avec gloire et furie Six canons qu'a pleures
Monsieur de Brandebourg .
Victor Hugo .
— Ces canons qu'a pleures Monsieur de Brandebourg, L'air humble et repenti comme des chiens qu'on fouaill S'accroupirent en chœur dans la cour de Versailles, Sur le royal pavé qu enivrent nos tambours. Aux pieds du Roi des h^s à qui s'ouvrit Strasbourg.
Tels aux jours de Louis leurs hobereaux pandours Plongeaient vers la sportule en ce même Versailles, Lourds du terreau gaulois de Metz et de Strasbourg, Descendent prosterner leur sordide ferraille Les canons qu'a pleures Monsieur de Brandebourg ;
Mais le Roi méditant Ihistoire et ses retours, Tandis que foule en paix son cheval de bataille Les canons qu'a pleures Monsieur de Brandebourg, Par delà les lointains sublimes de Versailles Regarde comme hier du côté de Strasbourg !
O Louis XIV, ô roi d'hier et de toujours. Qui nous donnas la clef, la porte et la muraille. Oriente nos cœurs et nos 3-eux sur Strasbourg, Afin que nos enfants se souviennent toujours. Jusqu'au soir triomphal des suprêmes batailles
Des canons qu'a pleures Monsieur de Brandebourg I
Versailles, 26 août ff/l9.
Paru dans VAlmanach de l'Action Française pour 1920.
AU CABARET DE LECU DE FRANXE
Buvons un coup, buvons-eu deuv (Une, deux ! une, deux !j A la santé des amoureux (Une, deux ! une, deux !)
A la santé du roi de France !
Et ...zut pour le roi d'Angleterre
Qui veut nous déclarer la guerre î
{Chanson des marins de Dieppe, sous Louis XVI).
— Buvons deux coups, buvons-en trois
A la santé de tous nos rois :
Louis Quatorze, Louis Quinze et Louis Seize :
Et avec eux tous ceux d'avant :
C étaient des braves et des vaillants,
Qu'ont fait la nation française !
Buvons trois coups, buvons-en quatre A la santé de Henri Quatre, Celui qu'était ainié des belles !
On l'appelait le Vert-Galant.
Tous les Français sont ses enfants.
Car il n'eut jamais de cruelles !
Buvons cinq coups, buvons-en six !
C'est pour Catli rine de Médicis.
Qui mit à bas les faux apôtres ; Henri Deux qui fut son mari.
Et Henri Trois son fils aussi, Et Charles Neuf et tous les autres !
Bavons sept coups, buvons en huit.
A la santé de Philippe Huit, Qu'est là pour renflouer la barque :
Faur qu'il revienne et au plus tôt Ou bien la France elle est dans l'eau. Et ça f rait trop d'peine à Jeanne d'Arc !
Et à présent faut s'arrêter.
Ça f rait du mal à la santé !
Le dernier coup viendra z-ensuite,
Quand nous aurons f. .. dehors
Tout ça qui nous court sur le corps,
Et tout d'abord la République !
Almannch de l'Action Française pour lv)2l (Musique par M. R. de Buseuil;.