‹ Jongkind, raconté par lui-mêmeChapitre 6 sur 58 · DL ARR NS · texte numérisé non relu

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Fig. 11. — Notre-Dame de Paris (1849).

Fig. 13. — Le pont Saint-Charles (1849).

Fig. 15. — Le Pont-Neuf vers 1850.

Ce qu'était alors le physique du personnage, lui-même a pris soin de nous en instruire. Ses traits d’abord, étudiés dans la glace par un crayon qui s'efforce de se montrer véridique (Fig. 6). Un front découvert sous une chevelure drue; l’œil ua peu terne: la paupière volumineuse et lourde; un nez fort long, qui rejoint une longue moustache ombrageant une lèvre charnue ; le menton fuyant en partie caché par les pointes d’un énorme faux-col. Tel s'offre le visage. Un autre croquis donne l'ensemble du sire et son allure (Fig. 20). C'est une aquarelle au bas de laquelle on lit : « Monémartre, août 1850 ». Le carton à dessin sous le bras, un vaste chapeau de paille abritant son regard et sa veste ouverte sur le plastron de sa chemise, le peintre est parti pour une randonnée à travers les verdures amies de la Butte. Il explore les solitudes pittoresques au milieu desquelles les vieux moulins agitent leurs ailes pacifiques, où les moutons et les vaches paissent une herbe poudreuse, et où les citadins en vacances plantent des parties de quilles sous les arbres d'une allée retirée (Fig. 16 ef 19). Un autre Jongkind, esquissé sur un coin d'album, évoque d’autres promenades dans Paris, en casquette et en redingote, le nez au vent et le cigare aux lèvres (Fig. 9). C’est celui qu'on aperçoit le soir dans les cafés de son quartier, et dont les accointances avec une bohème un peu louche causent quelques inquiétudes à sa famille.

Pendant l'été de 1851, Eugène Isabey soustrait encore une fois son élève, quelques semaines, à l’énervante atmosphère parisienne. On part pour le Havre: M'"* Isabey est du voyage. Au Havre, Jongkind rencontre Tony Johannot, et aussi Becq de Fouquières, son propriétaire de la place Pigalle; car depuis quelques mois, il a encore changé de demeure et, du 19 bis de la rue Pigalle, il est remonté au n° 1 de la place Pigalle, son premier domicile en arrivant à Paris. Après quelque temps passé au Havre, les voyageurs s’embarquent sur un « vapeur »

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