‹ Jordaens; sa vie et ses œuvresChapitre 102 sur 142 · LA MISE AU TOMBEAU · texte numérisé non relu

LA MISE AU TOMBEAU

distingue un tableau sommairement indiqué et représentant l'Assomption de la Vierge.

Le tableau est brossé à grands coups et presque brutalement; les taches blanches des vêtements des nonnes et du linge des patients ressortent vigoureusement sur le fond sombre et les ombres opaques répandues partout. Le dos de l’homme nu que l’on habille, présente des muscles très accentués. La torture des patients est peinte à grands traits sur leur physionomie et dans leur contenance. L’action assez morcelée en apparence est pourtant sauvée par un habile groupement. Le tout est peint avec plus de facilité que de soin: la vie est répandue à profusion; elle est amenée par les mouvements très variées et par le violent contraste entre la lumière et l’ombre. La dame et le cavalier du fond sont certainement des portraits; ils en est de même de l’ecclésiastique et sans doute aussi des religieuses. La

LES SŒURS D’HÔPITAL (Musée, Anvers).

peinture étoffée et grenue, la surabondance des ombres, la représentation très réaliste du sujet indiquent une période avancée de la vie du peintre.

La Mise au Tombeau. — Le troisième tableau du Musée d’Anvers, appartenant à la dernière époque de Jordaens, est la Mise an Tombeau de Jésus. A mon sens il daterait d’un peu après 1665. Le soleil s’est couché; au bout et au bas de l’horizon le ciel présente encore une bande rouge feu. Quatre hommes sont à l’ouvrage; ils poussent le cadavre la tête en avant dans le tombeau. Deux fervents disciples, Joseph d’Arimathie et Nicodème, se trouvent du côté des pieds du Sauveur. Le premier, un vieillard à la barbe et aux cheveux longs, coiffé d’un petit bonnet rouge, tient le suaire; il porte un superbe costume, rouge

la CÈNE (Muscc d’Anvers)

rv ceme (wr>2GG q.yuACi.a)-

Page 1